Voix aux patients

« L’engagement du patient » est un concept qui est d’abord apparu en 2000 aux États-Unis et qui a fait boule de neige dans bon nombre de pays, y compris le Canada. L’idée maîtresse est très simple : la voix des patients mérite d’être écoutée.

Bénévole dévouée chez Ostéoporose Canada, Christine Thomas est l’une de ces voix. Non seulement vit-elle avec l’ostéoporose, mais elle est autrice et revendique une participation signifiante du patient dans la recherche et la gestion de la maladie.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) : L’engagement du patient est de plus en plus reconnu comme partie intégrante des soins de la santé et composante cruciale de la sécurité des services axés sur la personne. Les patients sont alors plus aptes à prendre des décisions éclairées sur leurs soins de santé. De plus, les ressources sont utilisées à meilleur escient lorsqu’elles s’arriment aux priorités des patients et cela s’avère essentiel à la viabilité des systèmes de santé à l’échelle mondiale.

L’expérience de Christine s’appuie sur son travail bénévole au sein du RCPO, le réseau de patients d’Ostéoporose Canada, et à l’Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite (IALA) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), où elle est ambassadrice pour la participation des patients à la recherche.

« Grâce à une participation significative des patients, nous, les patients, ne sont plus les bénéficiaires passifs de décisions prises par autrui. Nous devenons des participants qui contribuent activement à l’élaboration de ces décisions. »

Christine ajoute que « patient » s’entend des proches aidants et membres de la famille autant que des personnes vivant avec la maladie – en d’autres termes, toutes les personnes directement concernées.

Chaleureux portrait d’une fille étreignant sa mère aînée, attablées devant un café

Les types d’engagement du patient

Il y a deux principales façons de participer comme patient.

La première est dans le cadre d’un projet de recherche, qui est généralement mené sur les patients, et non avec eux. Aujourd’hui, les patients partenaires peuvent aider à déterminer les priorités, à élaborer les questions posées, à mener certains volets de la recherche et à participer au partage des résultats. L’engagement du patient mène à des priorités et à des recommandations de recherche plus pertinentes. Par exemple, Christine est l’une des patientes partenaires œuvrant sur la mise à jour des Lignes directrices de pratique clinique d’Ostéoporose Canada pour le diagnostic et le traitement de l’ostéoporose au Canada.

La seconde façon pour un patient de participer est pour son propre bénéfice tandis que de plus en plus d’établissements proposent un portail en ligne destiné aux patients. Par exemple, l’Hôpital d’Ottawa offre MyChart, un portail en ligne qui procure un outil aux patients leur permettant de jouer un rôle déterminant dans leurs propres soins de la santé, y compris le suivi de leurs rendez-vous médicaux, les sommaires de leurs consultations et les résultats de leurs examens, afin d’utiliser cette information pour orienter leur modus vivendi au quotidien et prévoir leurs prochains rendez-vous. Ces portails qui stimulent l’engagement des patients et des professionnels de la santé constituent une étape importante dans la transformation des soins de santé d’un modèle réactif à une démarche préventive et proactive de première ligne.

Les façons de participer

Souhaitez-vous faire entendre votre voix et participer davantage? Voici certaines suggestions :

  • Surveillez les projets de recherche qui vous interpellent et songez à poser votre candidature pour y prendre part.
  • Inscrivez-vous à tout portail en ligne offert par vos propres établissements de santé et mettez leurs outils à votre service.
  • Pensez à partager votre propre histoire avec d’autres patients atteints d’ostéoporose. Vous pouvez soumettre votre récit sur le site Web d’Ostéoporose Canada ici.
  • Devenez membre d’un groupe de soutien pour vivre bien avec l’ostéoporose et pour réseauter avec d’autres personnes dans la même situation. Cliquez ici pour en savoir plus.  
  • Pour en savoir plus sur l’IALA, cliquez ici.

Christine Thomas a appris, de première main, les avantages de la participation des patients.

« Ma voix compte. Votre voix compte. La voix de chaque patiente et patient compte. »

Quelle que soit la façon dont les patients s’engagent, ils en tireront profit. Ils apprennent davantage, s’investissent plus et gagnent en autonomie. Par leur engagement, ces patients font des choix qui leur conviennent mieux tout en permettant à des chercheurs de prendre de meilleures décisions, plus pertinentes, pour aider les autres à faire des choix éclairés.

Source : RCPO, le Réseau canadien des patients atteints d’ostéoporose est le volet dédié aux patients d’Ostéoporose Canada. Abonnez-vous à Solides à l’os, l’infolettre du RCPO.

L’adhésion à la médication : un défi perpétuel en matière de gestion de l’ostéoporose

Éprouvez-vous parfois la tentation de ne pas prendre vos médicaments contre l’ostéoporose?

Si c’est le cas, vous ne faites pas exception. Selon les recherches, de nombreux patients, particulièrement ceux souffrant d’une condition chronique comme l’ostéoporose, ne suivent pas la posologie ou la durée prescrite de leur traitement médicamenteux.

L’ostéoporose constitue un problème croissant à l’échelle mondiale, dont la principale conséquence est la survenue de fractures. Il existe plusieurs traitements efficaces pour réduire les risques de fractures, mais pour en bénéficier, le patient doit y adhérer.

Qu’entend-on par l’adhésion à la médication?

L’adhésion aux médicaments comporte deux volets : l’emploi conforme et la persistance. L’emploi conforme consiste à respecter la prise du médicament tel qu’il a été prescrit, tandis que la persistance consiste à prendre le médicament aussi longtemps que nécessaire.

Comme pour toutes les maladies chroniques, surtout celles ne présentant pas de symptômes, l’adhésion aux traitements contre l’ostéoporose s’avère faible. Certains articles prétendent qu’en général, le taux de non-respect thérapeutique peut atteindre jusqu’à 50 %. Dans une récente étude auprès des personnes bénéficiaires du régime d’assurance-médicaments de l’Ontario, seulement 63 % des patients ayant une ordonnance de bisphosphonate en prenaient encore après un an, ce taux chutant à 46 % après deux ans.

Gros plan d’un médecin rédigeant une ordonnance en tenant une bouteille de pilules à la main.

POURQUOI LES GENS NE PRENNENT-ILS PAS LEURS MÉDICAMENTS TELs QU’ILS LEUR SONT PRESCRITS? VOICI CERTAINES HYPOTHÈSES :

  • Trous de mémoire. La personne oublie quand et comment prendre son médicament.
  • Faute de symptômes. La personne ne ressent ni le besoin ni les avantages de prendre le médicament. Cela est vrai pour l’ostéoporose qu’on appelle souvent « la voleuse silencieuse », car elle ne présente pas de symptômes jusqu’à ce qu’une fracture survienne.
  • Effets secondaires. La personne peut ressentir certains effets secondaires ou craindre les effets immédiats ou à long terme du médicament.
  • Doute sur les bienfaits du médicament ou une préférence pour une approche « naturelle ».
  • Manque de compréhension de la maladie et des bienfaits du médicament.
  • Communication défaillante entre le patient et son prestataire de soins de santé.
  • Coût du médicament.
  • Difficulté à suivre les directives prescrites.
  • Complexité du traitement, surtout si le patient souffre de plusieurs maladies qui requièrent différents traitements médicamenteux.

CONSÉQUENCES

Le défaut de prendre ses médicaments tels qu’ils sont prescrits a d’importantes répercussions. Une mauvaise adhésion au médicament a une incidence sur son efficacité et entraînera la détérioration de la santé du patient. De plus, cela aura pour effet d’augmenter ses médicaments et les coûts qui y sont associés.

En 2009, on estime que le manque d’adhésion aux médicaments a coûté au système de soins de santé aux États-Unis quelque 290 milliards de dollars. Peu de données sont disponibles au Canada, mais, en 1995, le coût de la non-adhésion aux médicaments était évalué de 7 à 9 milliards de dollars par année.

Les patients qui ne respectent pas la médication qui leur a été prescrite n’en obtiendront pas les bienfaits. Les patients qui suivent partiellement leur traitement médicamenteux peuvent en retirer certains avantages, mais s’exposent aussi aux risques de complications sérieuses. Les patients qui ne persévèrent pas dans la prise de leur médicament sont plus susceptibles d’être hospitalisés. Les études indiquent que, parmi les personnes prenant du bisphosphonate comme traitement contre l’ostéoporose, ceux qui respectent les directives à 75 % ne voient pas le risque de fracture diminuer autant que ceux qui suivent rigoureusement les directives à 100 %; et lorsque les patients ne prennent que 50 % de leurs médicaments ou moins, ils n’en retirent aucun bienfait (c’est comme s’ils ne prenaient pas de bisphosphonate du tout).

Plus de 80 % des fractures chez les personnes de plus de 50 ans sont causées par l’ostéoporose. Il existe des médicaments efficaces pour réduire les risques de fracture de 30 à 70 % sous réserve qu’ils soient pris de façon conforme et rigoureusement, tout le temps. Si vous présentez un risque élevé de fractures, il est crucial que vous preniez vos médicaments contre l’ostéoporose régulièrement et tels qu’ils sont prescrits.

Un médecin partage des données avec sa patiente à l'aide de sa tablette

POSEZ DES QUESTIONS

Si vous avez des questions ou préoccupations sur vos traitements ou médicaments, vous devriez parler à votre médecin – et vous devriez TOUJOURS le consulter avant d’apporter un changement, quel qu’il soit, à vos médicaments.

Ensemble, vous pourrez trouver la solution pour composer le mieux possible avec un problème. Cela permettra aussi de veiller à ce que vous suiviez la stratégie thérapeutique qui convient le plus à votre santé et d’en tirer le plus de bienfaits possible.

En savoir plus sur les traitements médicamenteux contre l’ostéoporose ici.

Mention de source : Le Réseau canadien des patients atteints d’ostéoporose (RCPO) est un réseau regroupant les personnes du Canada vivant avec l’ostéoporose. Le RCPO est le volet d’Ostéoporose Canada destiné aux patients.

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Achat de médicaments par l’entremise d’Internet

Si vous achetez des médicaments en ligne, vous vous exposez peut-être à des risques graves. Ceci est particulièrement vrai si vous commandez des médicaments d’ordonnance sans vous être soumis à un examen par un professionnel de la santé.

Une simple recherche sur Internet permettra de trouver des centaines de sites Web qui vendent des médicaments. Certaines de ces pharmacies sur Internet sont légitimes, mais bon nombre offrent des produits qui sont tout simplement dangereux. Certaines vendent des médicaments qui ne sont pas homologués au Canada en raison de préoccupations concernant leur innocuité. D’autres prennent avantage des gens qui sont désespérément à la recherche de soulagement en offrant des médicaments soi-disant miracles pour des maladies graves comme le cancer. Bon nombre offrent des médicaments d’ordonnance en fonction des réponses à un questionnaire en ligne. Ces sites vous disent qu’ils vous évitent de vivre des situations embarrassantes de parler avec votre docteur au sujet de certains médicaments d’ordonnance, tel que le Viagra, ou des médicaments qui préviennent la perte de cheveux ou favorisent la perte de poids. Elles ne vous disent toutefois pas que c’est dangereux de prendre des médicaments sans avoir eu d’examen ou être suivi par un professionnel de la santé pour s’assurer que le médicament vous aide.

Homme d'âge mûr tenant un flacon de pilules devant son portable ouvert

Risques associés à l’achat de médicaments en ligne

L’achat de médicaments de pharmacies sur Internet qui ne donnent pas d’adresse postale ni de numéro de téléphone peuvent représenter un risque grave pour la santé. Vous n’avez aucun moyen de savoir où ces entreprises sont situées, où elles obtiennent leurs médicaments, ce que contiennent leurs médicaments et comment les joindre s’il y a un problème. Si vous commandez d’un de ces sites, vous recevrez peut-être des contrefaçons de médicaments ne contenant aucun ingrédient actif, des médicaments contenant de mauvais ingrédients ou des additifs dangereux ou des médicaments périmés. Même si ces médicaments ne sont pas nocifs directement ou immédiatement, votre état pourrait se détériorer en raison de l’absence d’un traitement efficace.

Si vous commandez des médicaments d’ordonnance sans examen ni suivi d’un professionnel de la santé, vous pouvez avoir obtenu un mauvais diagnostic et ne pas obtenir le traitement adéquat qui pourrait vous aider. Vous pourriez également vous exposer à un risque d’interactions médicamenteuses ou d’effets secondaires nocifs qu’un professionnel de la santé compétent pourrait mieux prévoir.

L’achat de médicaments sur Internet peut aussi représenter des risques financiers. Dans certains cas, le produit peut ne pas être expédié ou s’il est en provenance de l’étranger, il pourrait être retenu à la frontière par les autorités canadiennes.

Statut des pharmacies sur Internet au Canada

Un certain nombre de pharmacies au Canada ont des sites Web légitimes qui offrent une gamme limitée de produits et de services, notamment de l’information aux consommateurs. La pratique de la pharmacie au Canada est réglementée par les provinces, et toute pharmacie autorisée qui offre des services sur Internet doit respecter les normes de pratique de sa province.

Si vous avez des questions sur la légitimité d’une pharmacie sur Internet, communiquez avec l’organisme de réglementation de votre province ou de votre territoire.

Réduire les risques

Ne prenez aucun médicament d’ordonnance s’il ne vous a pas été prescrit par un professionnel de la santé qui vous a examiné en personne.

Informez votre médecin et votre pharmacien de tous les produits de santé que vous prenez, y compris des vitamines et des produits de santé naturels, ainsi que tout médicament d’ordonnance et en vente libre. Ils ont besoin de cette information pour évaluer les effets secondaires possibles et les interactions médicamenteuses et vous conseiller.

Si vous décidez de commander des médicaments en ligne :

Ne faites pas affaire avec un site Web qui :

  • refuse de vous donner une adresse postale, un numéro de téléphone et un moyen pour communiquer avec un pharmacien;
  • offre des médicaments d’ordonnance, sans ordonnance, ou offre de vous donner une ordonnance en fonction de vos réponses à un questionnaire en ligne;
  • prétend avoir un traitement miracle pour un trouble grave de santé; ou
  • vend des produits qui n’ont pas un DIN (voir ci-dessous) émis par Santé Canada.

Assurez-vous de bien répondre à un site Web canadien, qui est associé avec une vraie pharmacie qui respecte les exigences réglementaires de votre province ou de votre territoire. Enfin, si vous avez des questions ou des plaintes au sujet des produits thérapeutiques achetés en ligne, veuillez communiquer sans frais avec Santé Canada en composant le 1-800-267-9675.

Rôle de Santé Canada

Santé Canada réglemente les médicaments thérapeutiques au Canada par le truchement d’un processus d’homologation rigoureux, qui comprend un examen exhaustif avant la mise en marché et l’évaluation continue après la mise en marché en ce qui concerne l’innocuité, l’efficacité et la qualité d’un médicament. Dans le cadre de ce processus, Santé Canada effectue des évaluations du risque et des bienfaits, surveille les effets indésirables et transmet de l’information sur les risques aux professionnels de la santé et au public. Tous les médicaments homologués pour vente au Canada ont un numéro d’identification (DIN), composé de huit chiffres. Le DIN vous assure que Santé Canada a évalué le médicament et a établi qu’il peut être consommé en toute sécurité et qu’il est efficace si on respecte les directives sur l’étiquette. Le DIN permet également de surveiller les effets indésirables.

Santé Canada émet des permis et effectue des inspections régulières auprès des entreprises qui fabriquent, importent et distribuent les médicaments. De plus, Santé Canada effectue des enquêtes lorsqu’il reçoit une plaine concernant la vente ou l’utilisation des médicaments thérapeutiques, notamment des plaintes au sujet de sites Web qui vendent des médicaments et prend les mesures qui s’imposent. En outre, Santé Canada travaille avec l’Agence des douanes et du revenu du Canada pour contrôler l’entrée illégale de médicaments d’ordonnance et en vente libre. Les Canadiens peuvent importer un approvisionnement de trois mois de médicaments thérapeutiques, sous réserve d’un certain nombre de restrictions.

©Tous droits réservés.  Achat de medicaments par l’entremise d’Internet.  Santé Canada, 2012.  Adapté et reproduit avec la permission du Ministre de la Santé, 2022.


Mention de source : Le Réseau canadien des patients atteints d’ostéoporose (RCPO) est un réseau regroupant les personnes du Canada vivant avec l’ostéoporose. Le RCPO est le volet d’Ostéoporose Canada destiné aux patients.

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Utiliser Internet pour se renseigner sur la santé

Surfez-vous sur Internet pour vous informer, pour obtenir notamment des renseignements médicaux ou liés à la santé? Avez-vous déjà été tenté de vous autodiagnostiquer ou même de vous automédicamenter à la suite d’une lecture sur Internet? Cette pratique peut s’avérer très dangereuse. L’autodiagnostic fondé sur des renseignements provenant du Web et l’automédication avec des médicaments achetés sur Internet peuvent avoir des conséquences désastreuses.

Si vous tapez le mot « ostéoporose » dans le champ de recherche de Google, vous obtiendrez environ 34 600 000 résultats en une minute. Ces sites peuvent être hébergés par des organisations nationales de lutte contre l’ostéoporose, des organismes gouvernementaux, des associations de professionnels de la santé, des compagnies pharmaceutiques, des hôpitaux, des cliniques, des groupes d’intérêts spéciaux ou des entreprises qui tentent de vous vendre à tout prix sous prétexte de vouloir votre bien. Parfois, il n’est pas évident de savoir qui héberge le site.

Gros plan de la main d’une personne tapant sur un ordinateur portable

Outre ces sites Web appartenant à diverses organisations, nous avons désormais à portée de doigt des blogues personnels, des clavardoirs, Facebook, Twitter, Tik Tok, YouTube et d’autres sites où monsieur et madame Tout-le-Monde peuvent poser leurs questions, répondre aux questions, faire part de leurs expériences, de leurs commentaires et de leurs opinions. Nous ployons sous le poids des informations électroniques qui fréquemment sont contradictoires et très souvent erronées. Comment s’y retrouver dans cette jungle d’informations? Comment filtrer les renseignements non crédibles, désuets de ceux qui sont scientifiquement exacts et appropriés?

Pas toutes les informations sur le Web sont fiables. Pour séparer le bon grain de l’ivraie, posez-vous ces questions :

  1. Qui s’occupe du site Web? Cette personne se préoccupe-t-elle de la santé et du bien-être d’autrui? Quelle est sa réputation? Vous trouverez généralement le nom de cette personne dans la section « À propos » du site (la section destinée à vous renseigner sur l’organisation hôte peut toutefois se présenter sous un autre nom).
  2. À quoi sert le site Web? Le site sert-il à renseigner? À vendre des produits? Ou encore à amasser des fonds? N’oubliez pas que tout ce qui semble trop beau pour être vrai l’est fort probablement.
  3. Quel est le suffixe du nom de domaine du site Web? Les sites Web parrainés par le gouvernement américain se terminent par « .gov », ceux des universités portent le suffixe « .edu »; le « .org » désigne habituellement des organisations sans but lucratif. Enfin, les sites canadiens portent généralement le suffixe « .ca ». Par exemple, voici l’adresse du site Web de Santé Canada www.hc-sc.gc.ca; un autre exemple de site canadien est le site d’Ostéoporose Canada : https://osteoporosecanada.ca/
  4. Les informations sont-elles à jour et fondées sur des données probantes? Les sites Web fiables sont fréquemment passés en revue et mis à jour. Vérifiez la date de l’enregistrement du droit d’auteur figurant au bas de la page d’accueil ainsi que la date de publication des articles.
  5. Le site fait-il des liens vers d’autres sites Web de bonne réputation? Si la réponse est oui, les informations publiées sont généralement exactes et votre vie privée est protégée.

Si le Web peut s’avérer un outil valable pour se renseigner, la meilleure source d’information demeure votre médecin. Chaque personne est unique. Par conséquent, nulle personne n’est mieux placée que votre médecin pour vous proposer des soins de santé personnalisés.

Les renseignements généraux glanés sur le Web ne sauraient être à la hauteur des conseils avisés de votre médecin. Sur le Web, l’on ne peut pas avoir une discussion confidentielle ni un plan de soins individualisé. En revanche, votre médecin connaît vos besoins particuliers et peut individualiser votre plan de traitement.

Même après avoir recueilli des informations fiables sur le Web, discutez TOUJOURS de vos problèmes de santé avec votre médecin. Il importe que vous receviez des informations à jour et des conseils scientifiquement fondés de la part d’une personne professionnelle de la santé formée à l’évaluation de vos besoins, qui connaît vos antécédents médicaux, votre état de santé (autres problèmes de santé à part l’ostéoporose) et les médicaments que vous prenez. Tous ces éléments d’information sont très importants, car ils sont interreliés.

Il est certes recommandable de chercher à se renseigner. Toutefois, l’autodiagnostic et l’automédication ne sont PAS recommandés. Le personnel d’Ostéoporose Canada et notre conseil consultatif scientifique vérifient l’exactitude médicale des informations scientifiques et des données relatives à la santé publiées sur le site d’Ostéoporose Canada et dans les communications électroniques.

Mention de source : Le Réseau canadien des patients atteints d’ostéoporose (RCPO) est un réseau regroupant les personnes du Canada vivant avec l’ostéoporose. Le RCPO est le volet d’Ostéoporose Canada destiné aux patients.

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L’importance de la prévention des chutes pour réduire le risque de fracture osseuse

Bien que les chutes puissent arriver à tout le monde, la prévention des chutes est particulièrement importante chez les personnes âgées et les personnes atteintes d’ostéoporose, qui présentent un risque plus élevé de fracture osseuse lors d’une chute que les personnes sans ostéoporose. Chez les personnes âgées, les chutes sont à l’origine de 63 % à 83 % des fractures de la hanche et des autres parties du corps, et d’environ 45 % des fractures de la colonne vertébrale.

Les chutes sont également la principale cause de séjours hospitaliers liés à des blessures chez les personnes âgées au Canada. Environ 30 % des personnes âgées de 65 ans et plus et 50 % des personnes âgées de 80 ans et plus chutent au moins une fois par année, et celles qui chutent sont deux à trois fois plus susceptibles de tomber à nouveau. Les chutes peuvent causer des blessures de tissus mous, des traumatismes crâniens, des entorses aux poignets et aux chevilles, la peur de chuter à nouveau, des fractures et parfois même la mort. Heureusement, les chutes et les blessures qu’elles provoquent peuvent être évitées.

Quelles sont les principales causes de chutes?

  • Dangers environnementaux
    • À l’intérieur de la maison : carpettes, objets saillants, sols glissants, animaux domestiques, se tenir debout sur des objets instables pour atteindre des endroits élevés, chaussures inadéquates, mauvais éclairage, escaliers sans rampe
    • À l’extérieur : glace, neige, feuilles mouillées, terrain inégal, chaussures inadaptées
Puddle of water on floor and an older lady walking towards it barefoot
  • Excès d’alcool
  • Antécédents de chutes antérieures. Une chute antérieure multiplie par trois le risque de subir une autre chute
  • Facteurs liés au vieillissement
    • Une mauvaise vision. Les lunettes bifocales ou multifocales déforment la perception de la profondeur. Avec l’âge, la clarté de la vision diminue, surtout la nuit. Les cataractes, la dégénérescence maculaire et le glaucome affectent la vision

Que peut-on faire pour prévenir les chutes?

Les personnes atteintes d’ostéoporose et celles qui risquent d’en souffrir peuvent prévenir la perte osseuse, les fractures et les chutes en suivant un programme d’entraînant physiquement qui combine des exercices de charge de poids, de musculation, d’équilibre et de posture. Envisagez de consulter un kinésithérapeute spécialisé en matière d’ostéoporose pour concevoir et mettre en œuvre un programme d’exercices visant à réduire le risque de chute et de fracture.

Voici d’autres moyens de réduire le risque de chute :

  • Modifier l’environnement (par exemple, éliminer les risques de glissade et de trébuchement).
  • Éviter les médicaments qui augmentent le risque de chute.
  • Faire régulièrement l’objet d’analyses et d’examens médicaux, ainsi que de tests de vision et d’ouïe afin de détecter et de traiter les affections qui augmentent le risque de chute.
  • Utilisez les aides à la mobilité et les appareils fonctionnels appropriés. Une canne ou un déambulateur peuvent fournir un soutien et améliorer l’équilibre. Une barre d’appui dans la salle de bain peut aider à prévenir les chutes.

Voici quelques éléments précis dont il faut tenir compte en hiver et surtout pendant la période des Fêtes :

  • La plupart des chutes se produisent à l’intérieur, dans la maison.
  • Assurez-vous que vos chaussures d’intérieur sont aussi fiables que vos bottes d’extérieur, c’est-à-dire munies d’une semelle antidérapante et bien ajustées à vos pieds.
  • À l’intérieur, faites attention aux obstacles et aux risques de trébuchement. Pendant la période des Fêtes, les visiteurs sont plus nombreux, ce qui signifie qu’il y a un plus grand nombre d’objets non fixés au sol, comme des chaussures, des sacs à main, des cadeaux, du papier cadeau et des boissons renversées.
  • Si de jeunes enfants vous rendent visite, faites attention aux jouets, aux mitaines, aux manteaux, aux chandails, aux écharpes, aux chapeaux et à tout ce qui n’est pas fixe.
  • Les gens peuvent laisser des traces de neige dans votre couloir ou votre vestibule. Veillez à essuyer les taches humides dès que possible pour éviter toute glissade. Les tapis de porte peuvent également être utilisés pour absorber la neige fondante, à condition qu’ils soient antidérapants et antiglissants, avec un bon revêtement en caoutchouc.
  • Devant votre porte d’entrée, les surfaces mouillées ou glacées peuvent être glissantes et provoquer une chute. Marchez prudemment et utilisez les mains courantes lorsque vous montez ou descendez des escaliers, quel que soit le nombre de marches.
  • Gardez les escaliers et les trottoirs de votre maison dégagés de neige et de glace et utilisez du sable ou du sel pour éviter les glissades.

Quelles autres mesures puis-je prendre pour réduire le risque de chute?

Nutrition
La force des os peut être maintenue et même améliorée par une bonne alimentation. Ostéoporose Canada recommande de consommer suffisamment de protéines et de calcium, et de prendre des suppléments de vitamine D toute l’année. Il a été démontré que les suppléments de vitamine D augmentent la force musculaire et réduisent l’occurrence de chutes. Il est également important de manger régulièrement, car si vous sautez ou retardez un repas, vous risquez de vous sentir faible ou étourdi, ce qui augmente encore le risque de chute.

Hydratation
Une mauvaise hydratation fait souvent baisser la tension artérielle, ce qui peut entraîner des vertiges, des chutes et des fractures.

Pharmacist talking to a woman

Prise de médicaments
Au fur et à mesure que nous vieillissons ou que notre état de santé évolue, les médicaments que nous prenons depuis longtemps doivent parfois être ajustés ou modifiés afin de maximiser leurs bienfaits et de minimiser leurs effets secondaires. Ceci est particulièrement important si vous avez déjà subi une chute.

Sommeil
Un bon sommeil améliore la vigilance, ce qui favorise l’équilibre et diminue le risque de chute.

Chaussures
Assurez-vous de marcher en toute sécurité en portant des chaussures adaptées, dotées d’une bonne semelle et d’un soutien ferme. Évitez de marcher sur des surfaces glissantes, surtout en portant des chaussettes ou des bas. Que vous marchiez à l’intérieur ou à l’extérieur, il est important de porter des chaussures à semelle antidérapante peu épaisse.

Cliniques de prévention des chutes
Étant donné qu’il existe de nombreux facteurs de risque de chute, plusieurs centres de soins de santé disposent de cliniques de prévention des chutes qui offrent une aide à la prévention des chutes dans le cadre de programmes individuels.

Si vous avez subi une chute ou si vous avez peur de tomber, n’ignorez pas la situation en l’attribuant à votre « nervosité », à votre « maladresse » ou à votre « empressement ».

  • Consultez votre médecin pour dresser un bilan de santé concernant les chutes.
  • Votre pharmacien peut également examiner vos médicaments (y compris les médicaments en vente libre, les produits de santé naturels ou les aliments) pour déceler les effets secondaires et les interactions qui pourraient augmenter votre risque de chute.
  • Vous pouvez également envisager de porter un dispositif d’alarme personnel autour du cou ou au poignet. Cela vous permettra d’appeler une aide immédiate en appuyant sur un bouton si vous chutez ou si vous vous blessez.

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Le voyage et l’ostéoporose – Partie 2

Il est possible de voyager avec l’ostéoporose de façon sécuritaire et agréable, mais il y a des précautions à prendre en plus de celles associées à la pandémie. Voici plus de conseils et de renseignements pratiques : Le voyage et l’ostéoporose – Partie 2.

Lorsqu’on est bien préparé, le voyage fait autant partie du plaisir que la destination elle-même. Ces suggestions devraient vous être utiles pour faire vos choix.

1) Bien se préparer  – Une bonne nuit de sommeil avant de partir est fondamentale pour bien vous prédisposer aux aléas du voyage. Portez des vêtements amples et confortables pour le trajet et munissez-vous d’un chandail léger, car vous pourriez attraper froid avec l’air conditionné dans un avion, un autobus ou un train. Assurez-vous d’empaqueter dans votre bagage de cabine tous vos articles de première nécessité, comme vos médicaments dans leurs contenants originaux, votre provision de lentilles cornéennes, une paire de lunettes supplémentaire et une petite lampe de poche ou de lecture. Pour savoir ce que vous avez le droit d’amener à bord de l’avion, consultez le site actualisé du gouvernement  https://www.catsa-acsta.gc.ca/fr/puisjeemporter. N’oubliez pas de vous munir de votre preuve de vaccination ou de votre passeport vaccinal. Ce document peut être imprimé et/ou être accessible sur votre téléphone.

2) Ne soulevez rien! – N’oubliez pas que c’est le moment par excellence de surveiller chacun de vos mouvements. Vous vous retrouverez dans des endroits nouveaux qui seront source de distraction et vous risquez d’être à la course et de manquer de patience. Prenez votre temps et faites les choses correctement. Une fracture aurait tôt fait de gâcher votre voyage. Prévoyez dans votre budget des façons de pouvoir alléger votre tâche afin d’être moins à la hâte. Par exemple, donnez-vous une marge de manœuvre pour payer un service ou offrir des pourboires afin d’obtenir de l’aide lorsque vous en avez besoin et dites-vous qu’il s’agit là d’une fraction du coût d’un voyage fabuleux.

3) Se rendre aux portes d’embarquement – Les aéroports sont souvent synonymes de longues distances à pied d’une porte d’embarquement à l’autre, ou jusqu’au carrousel de bagages. Si vous doutez de votre capacité à marcher longtemps, demandez à l’avance de l’aide avec un fauteuil roulant. Vous pouvez toujours l’annuler en arrivant, mais cela pourrait vous être d’une grande utilité si vous éprouvez des raideurs ou vous sentez mal en point après un long vol ou si l’aéroport à destination est plus grand que vous ne pensiez avec de longues distances à parcourir. Vous pouvez aussi prendre les dispositions nécessaires pour un embarquement prioritaire afin de demander de l’assistance avec votre bagage de cabine et de gagner votre siège avant l’embarquement des autres passagers. Cela permet aussi de passer moins de temps debout dans une file d’attente à l’embarquement.

4) Bagage de cabine– Sachez que certains membres du personnel de bord ne veulent pas aider les passagers à soulever leur bagage de cabine pour le placer dans le compartiment du dessus, car ils craignent de se faire mal au dos. La plupart du temps, d’autres passagers seront disposés à vous aider, mais il vaut mieux leur expliquer la raison de votre demande. Rappelez-vous : l’ostéoporose est une maladie silencieuse rarement visible, alors ne soyez pas timide et demandez de l’aide à vos compagnons de voyage.

5) Autres considérations

a) Réservez un siège côté alléepour que ce soit plus facile de vous lever. Essayez de vous dégourdir les jambes toutes les demi-heures en marchant un peu et en faisant des exercices d’étirement.

b) Buvez beaucoup d’eau et sachez que le café et l’alcool contribuent à la déshydratation.

c) Protégez votre dos en dormant. Vous voudrez peut-être amener avec vous un support lombaire ou acheter un oreiller ou une couverture à bord. Un oreiller ou deux bien placés peuvent faire toute la différence pendant un long vol ou trajet de longue durée.

d) De plus, un oreiller cervical de style « sac haricots » bien ajusté soutiendra votre cou pendant que vous dormez en position assise. Certaines compagnies aériennes vendent des coussins gonflables, mais ceux-là ne sont pas aussi confortables ou n’offrent pas autant de support que les modèles offerts par votre prestataire de matériel de santé à domicile.

e) Dépendant de votre taille, vous pourriez aimer reposer vos pieds sur une surface surélevée, comme sur votre bagage de cabine ou votre bagage à main, afin de mieux aligner vos hanches et vos genoux.

f) Vous pouvez aussi choisir d’amener un iPod ou un lecteur MP3 pour écouter votre musique ou des bandes sonores qui réduisent le stress ou alors un bon livre de poche.

g) Si vous avez l’habitude d’utiliser des baumes chauffants pour relaxer vos muscles, veillez à les choisir sans parfum. Les autres passagers peuvent être allergiques aux parfums et vous pourriez ne pas être autorisé à utiliser quoi que ce soit d’odorant sur un avion, un autobus ou un train. Les crèmes et huiles de massages sans parfum constituent un bon choix.

h) Soyez au courant de toutes les mesures sanitaires à suivre pendant la pandémie et respectez-les, comme le port du masque en tout temps, sauf en mangeant ou en buvant.

Bougez pendant le voyage

Rear view of young woman enjoying Barcelona

Essayez de bouger le plus possible. Pas seulement pour prévenir les jointures et muscles ankylosés, mais aussi pour prévenir les caillots de sang dans vos jambes.

1) Quand les allées sont dégagées, vous pouvez demander la permission au personnel de bord de marcher ou de rester debout dans l’allée ou dans l’espace servant à la préparation des repas, afin de faire quelques exercices d’étirement sécuritaires pour vous.

· Parcourez l’allée quelques fois, mais assurez-vous de prendre appui sur les dos de sièges afin de maintenir votre stabilité et de ne pas tomber.

· Au bout de l’allée ou dans la zone près de la cuisine, étirez-vous, mais toujours en vous assurant d’avoir le pied ferme et de ne pas perdre votre équilibre et tomber.

2) Si vous ne pouvez pas vous promener dans l’allée, vous pouvez vous étirer dans votre siège comme suit :

· En position assise, rentrez votre ventre et faites des cercles avec vos poignets et vos chevilles.

· Pointez vos pieds vers le haut puis vers le bas pour étirer la partie inférieure de vos jambes.

· Contractez puis relaxez vos muscles de l’avant-cuisse (quadriceps).

· Soulevez vos genoux, un à la fois, puis poussez-les vers le bas à l’aide de vos mains tout en exerçant une légère résistance avec vos muscles de jambes de façon à travailler vos hanches et le bas de votre dos.

· Bougez vos épaules vers l’avant puis vers l’arrière et en faisant une rotation.

VOUS VOILÀ À DESTINATION!

Older woman travelling with a camera

1) Transport terrestre – Pouvez-vous sortir d’une voiture, d’un taxi, d’un autobus ou d’un bateau ? Les navires de croisière disposent souvent de petits bateaux auxiliaires pour cueillir les passagers à terre et les emmener au navire. Êtes-vous en mesure de monter à bord et de sortir de ces bateaux annexes ? C’est ce genre de détails qu’il vous faudra vérifier avant de réserver votre voyage. Lorsque vous vous inscrivez à une excursion, demandez au préalable combien d’arrêts sont prévus en route et si vous aurez à rester debout longtemps.

2) Chambres d’hôtel – En réservant votre chambre, vérifiez les éléments suivants :

· Bon nombre d’hôtels disposent de chambres conçues pour des clients aux besoins particuliers, par exemple équipées de barres d’appui, de baignoires antidérapantes ou de lumières de salles de bain facilement accessibles. Si vous jugez en avoir besoin, informez-vous.

· La chambre est-elle accessible sans avoir à franchir des escaliers ?

· Y a-t-il un réfrigérateur dans la chambre ?

3) Mangez bien et buvez beaucoup d’eau – Une alimentation saine et des repas bien équilibrés sont tout aussi importants, même si vous êtes en vacances. Évitez les excès d’alcool. Vérifiez si l’eau du robinet est potable et si vous pouvez vous brosser les dents avec. Accordez votre attention aussi aux glaçons dans les boissons que vous commandez et à l’eau utilisée pour laver les fruits et légumes.

4) Faites preuve de bienveillance envers votre corps. Reposez-vous et faites vos exercices! Lorsqu’on est fatigué, on a tendance à négliger notre posture. C’est là que surviennent de faux mouvements qui augmentent les risques de fracture.

5) Respectez votre rythme– Vous ne pouvez pas tout faire! Il y aura toujours d’autres choses à voir, à acheter et à goûter. À vouloir tout faire, vous vous mettez de la pression et vous vous fatiguerez.

Profitez de votre voyage en toute sécurité! Souvenez-vous que changer la routine et naviguer en zone inconnue peut augmenter considérablement les risques de chutes ou de fractures. Si vous planifiez votre voyage avec rigueur et portez bien attention à votre environnement, vous ferez un bon voyage dont vous vous souviendrez avec plaisir longtemps après votre retour.

Source : RCPO, le Réseau canadien des patients atteints d’ostéoporose est le volet dédié aux patients d’Ostéoporose Canada. Abonnez-vous à Solides à l’os, l’infolettre du RCPO.

Le voyage et l’ostéoporose – Partie 1

Avec l’allègement des restrictions dues à la pandémie, vous commencez peut-être à songer à voyager. La réalité d’aujourd’hui veut qu’en plus de tenir compte de l’ostéoporose dans vos plans de voyage, vous deviez aussi vérifier les restrictions et protocoles à respecter en lien avec la COVID-19.

Avez-vous vérifié les exigences de vaccination pour entrer dans une autre province ou un autre pays? Par exemple, avez-vous besoin d’un passeport vaccinal ou de tests de dépistage avant de partir ou en revenant au Canada? Comme les mesures concernant le voyage sont appelées à changer au fur et à mesure que la pandémie évolue, assurez-vous d’obtenir les toutes dernières informations sur les exigences en vigueur en vérifiant le site Web du gouvernement du Canada à https://travel.gc.ca.

Il est possible de voyager avec l’ostéoporose de façon sécuritaire et agréable, mais il y a des précautions à prendre en plus de celles associées à la pandémie.

Avant tout!

Établissez clairement vos limites, vos capacités et vos besoins physiques et médicaux. Ce bilan lucide vous aidera à choisir une destination et des moyens de transport qui vous conviennent. Considérez les services d’un agent de voyage pour vous aider à la fois à planifier et à réserver des prestations de voyage qui correspondent à tous vos besoins. L’agent de voyage ou vous-même devez veiller à contacter la compagnie de transport (avion, train, croisière ou autre), le voyagiste et/ou les hôtels pour vous assurer que tous comprennent bien vos besoins particuliers et sont en mesure de vous fournir les services nécessaires.

Votre médecin peut aussi vous aviser des vaccins obligatoires (autres que ceux contre la COVID) pour votre voyage ou des rappels de vaccins antérieurs dont vous pourriez avoir besoin. Certains vaccins exigent plusieurs doses s’échelonnant sur six mois, alors entreprenez cette démarche longtemps à l’avance plutôt qu’à la dernière minute.

Gardez la documentation concernant chacune des étapes de votre voyage. Les normes d’accessibilité varient d’un pays à l’autre, alors préparez-vous à décrire en détail tout le soutien ou les éléments dont vous pourriez avoir besoin. Par exemple : aide et fauteuil roulant à l’aéroport, plus de place pour les jambes dans l’avion, un siège côté couloir, repas spécial, etc.

Prenez une assurance voyage et de frais médicaux, car les soins médicaux à l’étranger peuvent être prohibitifs. Lorsque vous contractez votre assurance, assurez-vous de comprendre les restrictions de protection en fonction de l’âge et des maladies préexistantes. Prenez rendez-vous pour un examen médical bien avant votre départ afin de réduire les risques de changement à votre médication ou à vos traitements juste avant votre départ.

Vous aurez aussi besoin d’une assurance annulation, car il y a toujours un risque qu’un accident survienne et vous contraigne à changer vos plans.

La toute puissante liste

Il n’est jamais trop tôt pour dresser une liste détaillée de tout ce dont vous aurez besoin. Conservez un dossier comprenant vos documents importants, les coordonnées de vos contacts, vos papiers d’identité et vos documents de voyage. Si vous comptez sur votre téléphone intelligent pour emmagasiner et gérer ces fichiers, n’oubliez pas que certains pays offrent seulement un accès limité à l’internet, réduisant votre capacité à utiliser votre téléphone. Emportez avec vous une copie papier de la documentation la plus importante.

Faites une liste de tous les articles du quotidien qui vous sont nécessaires et pensez à comment les paqueter dans votre valise de façon à ce qu’ils vous soient facilement accessibles pendant le voyage. Par exemple, y a-t-il des dispositifs spéciaux qui vous sont d’une aide dans la cuisine, la chambre à coucher, la salle de bain ou la voiture?

1) Dispositifs d’aide à la mobilité – Avez-vous besoin d’une canne, d’un déambulateur ou d’un fauteuil roulant en tout temps ou seulement lorsque vous avez de longues distances à parcourir, par exemple dans un aéroport ou dans un terminal de bus ou de train? Évaluez la surface du terrain à destination – est-il plat, asphalté, à pavés, y aura-t-il beaucoup d’escaliers? Y aurez-vous accès à l’aide d’un déambulateur ou d’un fauteuil roulant?

La plupart des aéroports et entreprises de voyage sont en mesure de vous procurer un fauteuil roulant ou d’autres services d’aide à la mobilité. Contactez la compagnie aérienne, ferroviaire ou de bus à l’avance si vous avez ponctuellement besoin de ce service.

Si vous avez toujours recours à un dispositif d’aide à la mobilité, songez à l’amener avec vous. Vous devez contacter le transporteur longtemps à l’avance pour vérifier si cela est possible, surtout s’il s’agit d’un déambulateur ou d’un fauteuil roulant, car ces appareils prennent de la place et exigent un lieu d’entreposage pendant le voyage

Si c’est parce que vous vous fatiguez vite que vous avez besoin d’un tel dispositif, un modèle pliable de canne ou de chaise légère peut s’avérer très utile, car les centres d’attraction touristique font souvent l’objet de longues files d’attente. Ces articles sont offerts dans des magasins spécialisés en soins de santé à domicile et/ou dans des boutiques de camping et plein air.

Si vous avez besoin d’une pince longue pour atteindre ou ramasser des objets, n’oubliez pas de l’apporter; il s’agit d’un outil indispensable au quotidien. Sachez qu’il existe des modèles pliables sur le marché.

2) Appuis pour le cou et le dos – Si votre voyage comprend un long vol ou un long trajet en bus ou en train et que vous souffrez du dos ou du cou, pensez à apporter un soutien portable pour votre dos qui serait compatible avec votre siège, ainsi qu’un oreiller de voyage incurvé pour soutenir votre cou. Ces accessoires sont offerts dans presque tous les magasins de soins à domicile.

3) Lampe de poche – Une lampe de poche peut vous aider à arpenter une rue ou une pièce que vous ne connaissez pas. Une petite lampe de poche ou lampe de lecture peut également servir à parcourir un livre ou un menu quand l’éclairage n’est pas adéquat. N’oubliez pas d’amener des piles en réserve.

4) Chaussures – Une paire de chaussures confortable et qui offre un soutien ferme constitue le compagnon indispensable de tout voyageur. Équipez-vous de souliers ou de sandales à talons bas munis d’une bonne semelle de caoutchouc. Veillez à ce que votre pied ne glisse pas hors de la chaussure. Si vous vous achetez des chaussures neuves, portez-les plusieurs fois avant de voyager afin de vous assurer qu’elles vous font bien et qu’elles sont confortables.

5) Bagage – Voyagez léger, autant que possible. Mieux vaut prendre deux valises légères qu’une seule, plus lourde. Choisissez des valises munies de roulettes et de longs manches, plus faciles à manipuler, tant pour enregistrer en soute qu’en cabine.

6) Médicaments

a) Assurez-vous de prendre avec vous une réserve suffisante de tous vos médicaments, vitamines et autres suppléments. Apportez-en pour toute la durée de votre voyage et même quelques jours de plus, au cas où vous auriez à changer vos plans. Vous devez transporter vos médicaments dans leurs bouteilles originales, dûment étiquetées et conditionnées.

b) Si votre provision de médicaments et de suppléments est volumineuse et difficile à organiser, demandez à votre pharmacien de les mettre dans un emballage-coque (plaquette alvéolée) étiqueté(e). Les médicaments sous ordonnance dûment étiquetés par la pharmacie faciliteront votre passage aux douanes, tandis que les contenants vierges de pilules « mystère » ne vous rendront pas service.

c) Une note de votre médecin peut aussi aider aux douanes ou tous autres points de sécurité, surtout si vos médicaments comportent des substances contrôlées, comme des somnifères ou des opiacés antidouleurs, ou si vous avez besoin de transporter des seringues pour administrer de l’insuline ou des médicaments injectables comme ForteoMD, ProliaMD ou EvenityMD. Si votre voyage intervient avec l’administration de votre Prolia, demandez à votre médecin si vous pouvez le prendre avant ou après votre voyage. S’il intervient avec l’administration d’Evenity, parlez-en à votre médecin.

d) Accordez un soin particulier à vos médicaments liquides. Sans identification adéquate – l’étiquette d’ordonnance originale et cette note du médecin – vos médicaments liquides pourraient ne pas franchir les douanes avec vous.

e) Vos médicaments doivent-ils être conservés au frais? Amenez une petite glacière avec sachet réfrigérant. Il se peut qu’à bord de l’avion, on vous permette de placer vos médicaments dans un réfrigérateur et votre sachet réfrigérant au congélateur. Veillez à vous enquérir à l’avance auprès de la compagnie aérienne pour savoir si ce service est offert. La plupart des hôtels disposent, quant à eux, de petits réfrigérateurs.

f) Il vous faut transporter tous vos médicaments sur vous, soit dans votre sac à main ou dans votre valise en cabine. Cela évite tout problème en cas de délai ou de perte des bagages.

g) Dressez une liste des noms, adresses et coordonnées de tous vos professionnels soignants, y compris le pharmacien, ainsi que ceux des membres de votre famille – et gardez cette liste sur vous en tout temps. Amenez également un bref récapitulatif de vos renseignements médicaux, y compris une liste de vos allergies, si vous en avez. N’oubliez pas toute information de la Fondation canadienne MedicAlert.

h) Pour toute question ou préoccupation à propos de directives pour voyager avec des médicaments, contactez votre transporteur aérien pour convenir des détails.

7) Coordonnées en cas d’urgence et info assurance – Portez sur vous les détails d’assurance et les coordonnées en cas d’urgence et laissez une copie de cette liste chez vous, à vos amis ou à un proche. Prenez les dispositions auprès d’un proche pour que vous puissiez contacter cette personne si jamais il vous arrivait de perdre un billet d’avion, votre passeport ou votre portefeuille. N’oubliez pas que les téléphones ne fonctionnent pas nécessairement ailleurs comme au Canada. Vous pourriez aussi noter au préalable les coordonnées de l’Ambassade du Canada à destination.

Source : RCPO, le Réseau canadien des patients atteints d’ostéoporose est le volet dédié aux patients d’Ostéoporose Canada. Abonnez-vous à Solides à l’os, l’infolettre du RCPO.

L’ostéoporose et la douleur – aider votre corps à s’aider

L’ostéoporose ne provoque pas de douleur en soi. Ce sont les fractures, les os cassés, qui sont douloureuses. En fait, on dit de l’ostéoporose que c’est une voleuse silencieuse, car les os peuvent se désagréger progressivement sans qu’on s’en rende compte. Une fracture du poignet, surtout chez les jeunes femmes actives, s’avère souvent le premier signe d’ostéoporose. L’épaule, la hanche et la colonne vertébrale sont d’autres endroits propices aux fractures ostéoporotiques.

Les fractures peuvent être très douloureuses. Toutefois, certaines personnes ne ressentent presque aucun symptôme en ce qui a trait aux fractures par compression de la moelle épinière. Les microfractures des os surviennent si graduellement au fil du temps que la douleur est relativement modérée ou qu’elle passe inaperçue. Deux tiers des fractures de la colonne vertébrale ne causent pas de douleur et sont souvent diagnostiquées lors d’une radiographie prise pour d’autres raisons. Il arrive aussi que celles-ci fassent l’objet d’un diagnostic erroné, par exemple un claquage musculaire.

Cela dit, les fractures de la colonne vertébrale peuvent être douloureuses — elles peuvent provoquer une douleur intense et soudaine ou surgir lorsque l’on se penche ou se tourne. Les fractures vertébrales peuvent survenir lors de situations ou de gestes bien banals, comme chuter de la position debout, faire son lit, soulever un objet lourd, ou même tousser ou éternuer.

APRÈS UNE FRACTURE, LA DOULEUR ÉVOLUE EN TROIS ÉTAPES, MAIS TOUT LE MONDE NE RESSENT PAS NÉCESSAIREMENT TOUTES CES ÉTAPES.

  1. Une douleur aiguë et soudaine qui signale une blessure,une fracture
  2. Une douleur subaiguë intervient généralement pendant les premières semaines suivant la fracture, tandis que l’os et le tissu conjonctif guérissent. Par exemple, une fracture à la jambe fera mal au moment de la blessure et durant la convalescence, mais au fil du temps, la douleur s’atténuera.
  3. La douleur chronique persiste longtemps après la guérison de la fracture et du tissu conjonctif. En général, elle est diagnostiquée après trois à six mois de douleur.

Les renseignements suivants portent sur la façon de gérer la douleur aiguë et subaiguë.

Une fracture vertébrale peut prendre de 6 à 8 semaines pour que l’os se replace et jusqu’à 12 semaines pour une guérison complète. Mais le rétablissement d’une fracture vertébrale s’étend au-delà de la guérison de l’os. Il s’agit d’un processus continu pour un regain de force et de mobilité permettant de reprendre ses activités quotidiennes. Le rétablissement varie quelque peu d’une personne à l’autre. Vous constaterez peut-être que votre posture a changé et que la douleur persiste. Cela s’explique par le fait qu’une fracture vertébrale entraîne un changement dans la forme de la vertèbre elle-même, ce qui peut avoir une incidence sur les muscles, les tendons, les ligaments et les nerfs proches de l’os fracturé. Lorsqu’une vertèbre est endommagée, la colonne s’ajuste pour maintenir l’équilibre du corps. Cela peut engendrer une douleur musculaire. Cette douleur peut se résorber avec le temps, lorsque le corps se sera adapté à la nouvelle forme de la vertèbre.

Une douleur qui n’est pas traitée peut entraîner la dépression, de l’anxiété, de l’insomnie et une détresse inutile. Une douleur qui n’est pas traitée peut entraîner la dépression, de l’anxiété, de l’insomnie et une détresse inutile. Si votre mal est tel qu’il vous empêche de dormir, vous coupe l’appétit et plombe votre moral, il est crucial que vous contactiez votre professionnel de la santé pour obtenir de l’aide à vous rétablir.

Comprendre l’évolution de la douleur que vous éprouvez constitue le premier pas vers le soulagement. Apprivoisez votre corps en comprenant comment il compose avec la blessure. Vous pourrez ensuite choisir l’approche la plus efficace pour gérer votre douleur. Réclamez auprès de votre professionnel de la santé un plan de traitement global comprenant médicaments, traitement physique et outils d’autogestion.

Christine Thomas vit avec cinq fractures vertébrales causées par l’ostéoporose. Son parcours l’a amenée à gérer sa douleur plutôt que de laisser sa douleur gérer sa vie..

La douleur peut vous consumer. Elle peut bouleverser votre vie tout entière. Elle peut être impitoyable. Jusqu’à ce que tombe le diagnostic de cinq fractures à ma colonne vertébrale, je n’avais aucun symptôme d’ostéoporose, et ce, même si celles-ci ont pris du temps (voire des années) pour se produire. Ce qui m’a brutalement révélé à mon sort a été une douleur constante, fulgurante et handicapante quelques semaines après la naissance de ma fille. Partager mon expérience ressuscite en moi d’horribles souvenirs où mon quotidien était plombé par la douleur et le combat pour trouver de l’aide.

La douleur est subjective, donc difficile à mesurer. Une personne ne peut jamais vraiment ressentir ou comprendre la douleur d’une autre. Bon nombre de personnes atteintes de fractures vertébrales ou autres fractures ostéoporotiques ne sont pas au courant des choix à leur disposition pour gérer la douleur et améliorer leur qualité de vie. »

QUE PUIS-JE FAIRE POUR SOULAGER MA DOULEUR?

Tout d’abord, essayez de faire fi de toutes vos présomptions. Plutôt que de miser sur une seule solution, considérez un ensemble de différentes approches et de traitements complémentaires. Une tentative thérapeutique qui aurait échoué dans le passé peut s’avérer efficace lorsque combinée à d’autres remèdes. Allier médicaments et traitements non médicamenteux peut contribuer à gérer la douleur. Tentez d’explorer différentes avenues pour trouver ce qui vous réussit le mieux.

Médication

La plupart des médicaments antidouleur sont conçus pour gérer la douleur aiguë. Les gens se rétablissent plus rapidement lorsque la douleur est prise en charge. Ainsi, le but est de recourir aux médicaments les plus efficaces pour atténuer votre douleur, vous permettant de profiter d’un sommeil réparateur la nuit et d’être plus mobile le jour. Il est fort probable que votre médecin vous recommande un médicament en vente libre. Si celui-ci vous soulage suffisamment, vous n’aurez pas à prendre des médicaments plus forts. S’il n’est pas suffisant, parlez à votre médecin, surtout si votre douleur est intense, il vous prescrira un médicament plus fort. Comme pour toute médication, assurez-vous de parler à votre médecin avant d’essayer quoi que ce soit. Vous ignorez peut-être certains effets secondaires ou interactions médicamenteuses, or il vous faut traiter votre douleur de façon sécuritaire.

Traitements physiques

Savoir ce que vous devez faire ou pas après une fracture est la clé de la guérison.

  1. Lorsqu’on a mal, on n’a pas envie de bouger. Mais rester immobile, en position assise, n’est bon ni pour les os ni pour la douleur. Il est important de trouver des façons de vous mouvoir qui conviennent à votre état. Obtenir l’avis d’un ou d’une physiothérapeute permet de connaître les mouvements qui sont sécuritaires, soit ceux « à faire » pour gérer la douleur et ceux « à proscrire », afin d’éviter d’aggraver la blessure et la douleur. Ces balises sont votre bouée de secours! Votre physiothérapeute peut aider à réévaluer votre posture pendant le sommeil et vous enseigner des techniques pour minimiser la douleur. Parmi les choses « à faire » : la technique de la buche qui roule pour sortir du lit (en se déplaçant en bloc) ou celle de mettre un oreiller entre les genoux la nuit pour soulager la pression sur la colonne; parmi les choses « à ne pas faire » : se pencher en avant ou soulever un objet. Un(e) ergothérapeute saura vous proposer des outils ou astuces qui vous faciliteront la vie chez vous pendant votre convalescence, par exemple une pince à long manche pour ramasser des objets, laisser ouvert le couvercle de la toilette ou installer des barres d’appui ou une main courante.

Pendant la convalescence, de nombreux types de mouvement pourraient s’avérer douloureux, même lorsque vous utilisez les techniques appropriées. Un facteur essentiel au rétablissement est d’apprendre à se déplacer de façon sécuritaire pour ne pas induire une tension indue à la colonne vertébrale.

  1. Le chaud et le froid. Des douches chaudes et des coussins chauffants permettent de délier les muscles tandis que les compresses froides peuvent aider en « gelant » les endroits douloureux et en réduisant l’inflammation.
  2. Corsets et supports. Vous ne devriez avoir recours à ce genre d’orthèses que sur les directives d’un professionnel de la santé et pour une courte période seulement, car une utilisation à long terme peut atrophier vos muscles. Il y aura lieu d’entamer des exercices pour renforcer les muscles du dos. Une consultation avec un physiothérapeute peut être utile.

Outils d’autogestion – thérapie du corps et de l’esprit

De nombreuses recherches indiquent que la façon la plus efficace de vaincre la douleur consiste à combiner médicaments et autogestion de la santé. Voici des exemples d’outils simples et efficaces qui peuvent complémenter les ordonnances du médecin :

  1. La pleine conscience
  2. La visualisation guidée
  3. La méditation
  4. Des techniques de respiration et de relaxation
  5. Prendre contact avec d’autres qui ont appris à gérer leur douleur après une fracture ostéoporotique
  6. Parfois, mettre de la musique qu’on aime, lire un bon livre ou regarder un film aide à éloigner la douleur.

Plusieurs choix s’offrent à vous pour aider à gérer la douleur et à retrouver une meilleure qualité de vie. La clé consiste à écouter votre corps, à vous engager activement dans votre rétablissement ainsi qu’à explorer et à choisir avec votre équipe de soins les outils qui vous conviennent.

Me sortir de l’isolement grâce à Zoom

J’ai 75 ans. Il y a six mois, j’associais le mot « zoom » au bruit que font les enfants quand ils jouent avec leurs petites autos de plastique. Mais depuis le début du confinement en raison de la COVID-19, ce mot a pris un tout autre sens lorsque j’ai eu, à l’instar de milliers de personnes, à me tourner vers Zoom, un outil de vidéoconférence en ligne, pour me connecter aux autres. Il existe de nombreux services du genre, mais Zoom est celui que je connais et qui est utilisé par beaucoup d’organisations et de particuliers.

J’ai participé à des réunions Zoom pour le travail, pour me joindre à des membres du club de lecture, à des amis et pour poursuivre mes engagements auprès de différentes organisations dont je suis membre. Je n’ai aucune idée comment lancer une réunion Zoom, mais je suis maintenant assez douée pour m’y joindre comme participante.

De prime abord, j’étais anxieuse. Je me demandais si le lien allait fonctionner, si je devais télécharger l’application, quels appareils conviendraient (j’ai un téléphone intelligent et un ordinateur portable). Je ne savais pas comment couper le son ou l’activer pour prendre part à la conversation ni comment occulter la fonction vidéo si j’avais une tête ébouriffée (ce qui est souvent le cas). Je ne savais pas activer la fonction « lever la main » (raise hand). Je me sentais frustrée et confuse quand tout le monde parlait en même temps. Je ne connaissais pas le mode « clavardage » (chat), et quand j’ai compris à quoi il servait, je m’impatientais quand les autres participants continuaient à converser à voix haute et à me distraire du présentateur. J’ai lu des récits inquiétants sur le piratage informatique, sur des rencontres virtuelles torpillées par des inconnus et sur les enjeux de confidentialité. Cela dit, maintenant que je me suis familiarisée avec Zoom, je me rends compte que mes craintes n’étaient pas fondées. Zoom est un moyen efficace de garder le contact, tant sur le plan personnel que professionnel.

Durant cette période difficile, Ostéoporose Canada s’est progressivement tournée vers des outils virtuels comme les téléconférences, les visioconférences et autres applications par internet. Par exemple, les groupes de soutien, les séances éducatives et d’autres événements sont maintenant offerts en mode virtuel, souvent via Zoom. Si vous souhaitez participer à de telles rencontres, mais que la communication virtuelle vous angoisse, je vous invite à lire les conseils utiles que j’ai tirés de ma propre expérience et que je me permets de partager avec vous, en espérant que cela vous rassurera suffisamment pour accepter la prochaine invitation que vous envoie Ostéoporose Canada pour un événement via Zoom.

  • L’organisateur de l’événement vous transmettra un courriel décrivant l’événement et comportant un hyperlien et, possiblement, un mot de passe. Si vous recevez un mot de passe, notez-le bien, car vous en aurez besoin. Le but du mot de passe est d’éviter que des personnes qui ne sont pas invitées fassent irruption dans votre conversation et de protéger votre confidentialité.
  • Lorsque vous cliquez sur le lien – s’il s’agit de votre première fois – une demande apparaîtra à l’écran pour télécharger l’application. En fait, vous n’avez pas besoin de procéder au téléchargement pour vous joindre à la réunion. Si vous cliquez sur « oui » (yes), le téléchargement se fera très rapidement. Sachez que vous n’êtes pas tenu d’avoir un compte Zoom pour vous joindre à une réunion.
  • Inscrivez le mot de passe de l’événement, si on vous le demande. Ensuite, acceptez de vous joindre à la réunion en cliquant sur « join meeting » et voilà, le tour est joué.
  • Pour ceux qui ne disposent pas de connexion internet ou dont la connexion internet est capricieuse, vous pouvez vous joindre à la réunion en composant le numéro de téléphone qui vous est fourni. Si vous utilisez un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, une tablette ou un iPad, ou encore un téléphone intelligent, activez la fonction « audio internet » pour le son.
  • Selon l’appareil que vous utilisez, vous verrez plusieurs icônes à l’écran : celle d’une caméra vidéo pour montrer votre image, d’un microphone pour intervenir, l’image d’un couple qui correspond au nombre de participants. En cliquant sur cette dernière icône, une liste de tous les participants apparaîtra à l’écran, ainsi que d’autres icônes. Une icône importante à retenir est l’image d’une main bleue sur laquelle vous devez cliquer quand vous souhaitez prendre la parole. L’hôte notera les mains levées et vous avisera quand ce sera votre tour. Cliquez sur cette icône pour mettre le son en sourdine (chose que vous devriez toujours faire pour éviter de créer des bruits de fond lorsque vous ne vous adressez pas aux autres participants) ou si vous voulez éteindre votre image. Une ligne rouge barrant l’icône indiquera que le son est éteint. Lorsque c’est à votre tour de parler, assurez-vous que la fonction « muet » (mute) est désactivée.
  • Si possible, aménagez-vous un espace tranquille pour vos rencontres Zoom; avisez ceux qui partagent votre toit de votre rendez-vous afin qu’ils ne s’aventurent pas par mégarde dans votre espace écran; installez votre appareil sur une surface stable, et, si vous devez vous déplacer, éteignez la fonction vidéo pour éviter de distraire les autres participants. Faites en sorte que la lumière soit bonne de façon à ce que votre visage soit visible et vous ne soyez pas assis(e) devant une fenêtre produisant une lumière aveuglante.

Les raisons sont nombreuses pour vouloir apprivoiser Zoom : rester en contact avec votre famille, vos amis, suivre des cours, vous distraire. L’une des meilleures raisons d’adopter Zoom est de prendre soin de votre santé. N’attendez pas que la pandémie disparaisse; les programmes d’exercices physiques, les séances privées de physiothérapie, les consultations en santé mentale et les rendez-vous avec vos prestataires de soins sont maintenant tous offerts sur des plateformes comme Zoom.

Pour des conseils sur comment bien profiter d’un rendez-vous médical virtuel, cliquez ici.

Il s’agit ici d’une introduction toute simple à Zoom. Parcourez l’internet, il regorge de sites Web bien illustrés qui peuvent vous guider. Faites une recherche sur Google : rejoindre une réunion Zoom, zoom pour aînés, comment utiliser Zoom, Aide Zoom, ou simplement Zoom car leur site Web offre des tutoriels. Je vous souhaite bonne chance, et de vous amuser! Sachez qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre.

Rédigé par

Tanya Long
Directrice Principale, Éducation Nationale
Ostéoporose Canada

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