L’ostéoporose et la douleur – aider votre corps à s’aider

L’ostéoporose ne provoque pas de douleur en soi. Ce sont les fractures, les os cassés, qui sont douloureuses. En fait, on dit de l’ostéoporose que c’est une voleuse silencieuse, car les os peuvent se désagréger progressivement sans qu’on s’en rende compte. Une fracture du poignet, surtout chez les jeunes femmes actives, s’avère souvent le premier signe d’ostéoporose. L’épaule, la hanche et la colonne vertébrale sont d’autres endroits propices aux fractures ostéoporotiques.

Les fractures peuvent être très douloureuses. Toutefois, certaines personnes ne ressentent presque aucun symptôme en ce qui a trait aux fractures par compression de la moelle épinière. Les microfractures des os surviennent si graduellement au fil du temps que la douleur est relativement modérée ou qu’elle passe inaperçue. Deux tiers des fractures de la colonne vertébrale ne causent pas de douleur et sont souvent diagnostiquées lors d’une radiographie prise pour d’autres raisons. Il arrive aussi que celles-ci fassent l’objet d’un diagnostic erroné, par exemple un claquage musculaire.

Cela dit, les fractures de la colonne vertébrale peuvent être douloureuses — elles peuvent provoquer une douleur intense et soudaine ou surgir lorsque l’on se penche ou se tourne. Les fractures vertébrales peuvent survenir lors de situations ou de gestes bien banals, comme chuter de la position debout, faire son lit, soulever un objet lourd, ou même tousser ou éternuer.

APRÈS UNE FRACTURE, LA DOULEUR ÉVOLUE EN TROIS ÉTAPES, MAIS TOUT LE MONDE NE RESSENT PAS NÉCESSAIREMENT TOUTES CES ÉTAPES.

  1. Une douleur aiguë et soudaine qui signale une blessure,une fracture
  2. Une douleur subaiguë intervient généralement pendant les premières semaines suivant la fracture, tandis que l’os et le tissu conjonctif guérissent. Par exemple, une fracture à la jambe fera mal au moment de la blessure et durant la convalescence, mais au fil du temps, la douleur s’atténuera.
  3. La douleur chronique persiste longtemps après la guérison de la fracture et du tissu conjonctif. En général, elle est diagnostiquée après trois à six mois de douleur.

Les renseignements suivants portent sur la façon de gérer la douleur aiguë et subaiguë.

Une fracture vertébrale peut prendre de 6 à 8 semaines pour que l’os se replace et jusqu’à 12 semaines pour une guérison complète. Mais le rétablissement d’une fracture vertébrale s’étend au-delà de la guérison de l’os. Il s’agit d’un processus continu pour un regain de force et de mobilité permettant de reprendre ses activités quotidiennes. Le rétablissement varie quelque peu d’une personne à l’autre. Vous constaterez peut-être que votre posture a changé et que la douleur persiste. Cela s’explique par le fait qu’une fracture vertébrale entraîne un changement dans la forme de la vertèbre elle-même, ce qui peut avoir une incidence sur les muscles, les tendons, les ligaments et les nerfs proches de l’os fracturé. Lorsqu’une vertèbre est endommagée, la colonne s’ajuste pour maintenir l’équilibre du corps. Cela peut engendrer une douleur musculaire. Cette douleur peut se résorber avec le temps, lorsque le corps se sera adapté à la nouvelle forme de la vertèbre.

Une douleur qui n’est pas traitée peut entraîner la dépression, de l’anxiété, de l’insomnie et une détresse inutile. Une douleur qui n’est pas traitée peut entraîner la dépression, de l’anxiété, de l’insomnie et une détresse inutile. Si votre mal est tel qu’il vous empêche de dormir, vous coupe l’appétit et plombe votre moral, il est crucial que vous contactiez votre professionnel de la santé pour obtenir de l’aide à vous rétablir.

Comprendre l’évolution de la douleur que vous éprouvez constitue le premier pas vers le soulagement. Apprivoisez votre corps en comprenant comment il compose avec la blessure. Vous pourrez ensuite choisir l’approche la plus efficace pour gérer votre douleur. Réclamez auprès de votre professionnel de la santé un plan de traitement global comprenant médicaments, traitement physique et outils d’autogestion.

Christine Thomas vit avec cinq fractures vertébrales causées par l’ostéoporose. Son parcours l’a amenée à gérer sa douleur plutôt que de laisser sa douleur gérer sa vie..

La douleur peut vous consumer. Elle peut bouleverser votre vie tout entière. Elle peut être impitoyable. Jusqu’à ce que tombe le diagnostic de cinq fractures à ma colonne vertébrale, je n’avais aucun symptôme d’ostéoporose, et ce, même si celles-ci ont pris du temps (voire des années) pour se produire. Ce qui m’a brutalement révélé à mon sort a été une douleur constante, fulgurante et handicapante quelques semaines après la naissance de ma fille. Partager mon expérience ressuscite en moi d’horribles souvenirs où mon quotidien était plombé par la douleur et le combat pour trouver de l’aide.

La douleur est subjective, donc difficile à mesurer. Une personne ne peut jamais vraiment ressentir ou comprendre la douleur d’une autre. Bon nombre de personnes atteintes de fractures vertébrales ou autres fractures ostéoporotiques ne sont pas au courant des choix à leur disposition pour gérer la douleur et améliorer leur qualité de vie. »

QUE PUIS-JE FAIRE POUR SOULAGER MA DOULEUR?

Tout d’abord, essayez de faire fi de toutes vos présomptions. Plutôt que de miser sur une seule solution, considérez un ensemble de différentes approches et de traitements complémentaires. Une tentative thérapeutique qui aurait échoué dans le passé peut s’avérer efficace lorsque combinée à d’autres remèdes. Allier médicaments et traitements non médicamenteux peut contribuer à gérer la douleur. Tentez d’explorer différentes avenues pour trouver ce qui vous réussit le mieux.

Médication

La plupart des médicaments antidouleur sont conçus pour gérer la douleur aiguë. Les gens se rétablissent plus rapidement lorsque la douleur est prise en charge. Ainsi, le but est de recourir aux médicaments les plus efficaces pour atténuer votre douleur, vous permettant de profiter d’un sommeil réparateur la nuit et d’être plus mobile le jour. Il est fort probable que votre médecin vous recommande un médicament en vente libre. Si celui-ci vous soulage suffisamment, vous n’aurez pas à prendre des médicaments plus forts. S’il n’est pas suffisant, parlez à votre médecin, surtout si votre douleur est intense, il vous prescrira un médicament plus fort. Comme pour toute médication, assurez-vous de parler à votre médecin avant d’essayer quoi que ce soit. Vous ignorez peut-être certains effets secondaires ou interactions médicamenteuses, or il vous faut traiter votre douleur de façon sécuritaire.

Traitements physiques

Savoir ce que vous devez faire ou pas après une fracture est la clé de la guérison.

  1. Lorsqu’on a mal, on n’a pas envie de bouger. Mais rester immobile, en position assise, n’est bon ni pour les os ni pour la douleur. Il est important de trouver des façons de vous mouvoir qui conviennent à votre état. Obtenir l’avis d’un ou d’une physiothérapeute permet de connaître les mouvements qui sont sécuritaires, soit ceux « à faire » pour gérer la douleur et ceux « à proscrire », afin d’éviter d’aggraver la blessure et la douleur. Ces balises sont votre bouée de secours! Votre physiothérapeute peut aider à réévaluer votre posture pendant le sommeil et vous enseigner des techniques pour minimiser la douleur. Parmi les choses « à faire » : la technique de la buche qui roule pour sortir du lit (en se déplaçant en bloc) ou celle de mettre un oreiller entre les genoux la nuit pour soulager la pression sur la colonne; parmi les choses « à ne pas faire » : se pencher en avant ou soulever un objet. Un(e) ergothérapeute saura vous proposer des outils ou astuces qui vous faciliteront la vie chez vous pendant votre convalescence, par exemple une pince à long manche pour ramasser des objets, laisser ouvert le couvercle de la toilette ou installer des barres d’appui ou une main courante.

Pendant la convalescence, de nombreux types de mouvement pourraient s’avérer douloureux, même lorsque vous utilisez les techniques appropriées. Un facteur essentiel au rétablissement est d’apprendre à se déplacer de façon sécuritaire pour ne pas induire une tension indue à la colonne vertébrale.

  1. Le chaud et le froid. Des douches chaudes et des coussins chauffants permettent de délier les muscles tandis que les compresses froides peuvent aider en « gelant » les endroits douloureux et en réduisant l’inflammation.
  2. Corsets et supports. Vous ne devriez avoir recours à ce genre d’orthèses que sur les directives d’un professionnel de la santé et pour une courte période seulement, car une utilisation à long terme peut atrophier vos muscles. Il y aura lieu d’entamer des exercices pour renforcer les muscles du dos. Une consultation avec un physiothérapeute peut être utile.

Outils d’autogestion – thérapie du corps et de l’esprit

De nombreuses recherches indiquent que la façon la plus efficace de vaincre la douleur consiste à combiner médicaments et autogestion de la santé. Voici des exemples d’outils simples et efficaces qui peuvent complémenter les ordonnances du médecin :

  1. La pleine conscience
  2. La visualisation guidée
  3. La méditation
  4. Des techniques de respiration et de relaxation
  5. Prendre contact avec d’autres qui ont appris à gérer leur douleur après une fracture ostéoporotique
  6. Parfois, mettre de la musique qu’on aime, lire un bon livre ou regarder un film aide à éloigner la douleur.

Plusieurs choix s’offrent à vous pour aider à gérer la douleur et à retrouver une meilleure qualité de vie. La clé consiste à écouter votre corps, à vous engager activement dans votre rétablissement ainsi qu’à explorer et à choisir avec votre équipe de soins les outils qui vous conviennent.

Me sortir de l’isolement grâce à Zoom

J’ai 75 ans. Il y a six mois, j’associais le mot « zoom » au bruit que font les enfants quand ils jouent avec leurs petites autos de plastique. Mais depuis le début du confinement en raison de la COVID-19, ce mot a pris un tout autre sens lorsque j’ai eu, à l’instar de milliers de personnes, à me tourner vers Zoom, un outil de vidéoconférence en ligne, pour me connecter aux autres. Il existe de nombreux services du genre, mais Zoom est celui que je connais et qui est utilisé par beaucoup d’organisations et de particuliers.

J’ai participé à des réunions Zoom pour le travail, pour me joindre à des membres du club de lecture, à des amis et pour poursuivre mes engagements auprès de différentes organisations dont je suis membre. Je n’ai aucune idée comment lancer une réunion Zoom, mais je suis maintenant assez douée pour m’y joindre comme participante.

De prime abord, j’étais anxieuse. Je me demandais si le lien allait fonctionner, si je devais télécharger l’application, quels appareils conviendraient (j’ai un téléphone intelligent et un ordinateur portable). Je ne savais pas comment couper le son ou l’activer pour prendre part à la conversation ni comment occulter la fonction vidéo si j’avais une tête ébouriffée (ce qui est souvent le cas). Je ne savais pas activer la fonction « lever la main » (raise hand). Je me sentais frustrée et confuse quand tout le monde parlait en même temps. Je ne connaissais pas le mode « clavardage » (chat), et quand j’ai compris à quoi il servait, je m’impatientais quand les autres participants continuaient à converser à voix haute et à me distraire du présentateur. J’ai lu des récits inquiétants sur le piratage informatique, sur des rencontres virtuelles torpillées par des inconnus et sur les enjeux de confidentialité. Cela dit, maintenant que je me suis familiarisée avec Zoom, je me rends compte que mes craintes n’étaient pas fondées. Zoom est un moyen efficace de garder le contact, tant sur le plan personnel que professionnel.

Durant cette période difficile, Ostéoporose Canada s’est progressivement tournée vers des outils virtuels comme les téléconférences, les visioconférences et autres applications par internet. Par exemple, les groupes de soutien, les séances éducatives et d’autres événements sont maintenant offerts en mode virtuel, souvent via Zoom. Si vous souhaitez participer à de telles rencontres, mais que la communication virtuelle vous angoisse, je vous invite à lire les conseils utiles que j’ai tirés de ma propre expérience et que je me permets de partager avec vous, en espérant que cela vous rassurera suffisamment pour accepter la prochaine invitation que vous envoie Ostéoporose Canada pour un événement via Zoom.

  • L’organisateur de l’événement vous transmettra un courriel décrivant l’événement et comportant un hyperlien et, possiblement, un mot de passe. Si vous recevez un mot de passe, notez-le bien, car vous en aurez besoin. Le but du mot de passe est d’éviter que des personnes qui ne sont pas invitées fassent irruption dans votre conversation et de protéger votre confidentialité.
  • Lorsque vous cliquez sur le lien – s’il s’agit de votre première fois – une demande apparaîtra à l’écran pour télécharger l’application. En fait, vous n’avez pas besoin de procéder au téléchargement pour vous joindre à la réunion. Si vous cliquez sur « oui » (yes), le téléchargement se fera très rapidement. Sachez que vous n’êtes pas tenu d’avoir un compte Zoom pour vous joindre à une réunion.
  • Inscrivez le mot de passe de l’événement, si on vous le demande. Ensuite, acceptez de vous joindre à la réunion en cliquant sur « join meeting » et voilà, le tour est joué.
  • Pour ceux qui ne disposent pas de connexion internet ou dont la connexion internet est capricieuse, vous pouvez vous joindre à la réunion en composant le numéro de téléphone qui vous est fourni. Si vous utilisez un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, une tablette ou un iPad, ou encore un téléphone intelligent, activez la fonction « audio internet » pour le son.
  • Selon l’appareil que vous utilisez, vous verrez plusieurs icônes à l’écran : celle d’une caméra vidéo pour montrer votre image, d’un microphone pour intervenir, l’image d’un couple qui correspond au nombre de participants. En cliquant sur cette dernière icône, une liste de tous les participants apparaîtra à l’écran, ainsi que d’autres icônes. Une icône importante à retenir est l’image d’une main bleue sur laquelle vous devez cliquer quand vous souhaitez prendre la parole. L’hôte notera les mains levées et vous avisera quand ce sera votre tour. Cliquez sur cette icône pour mettre le son en sourdine (chose que vous devriez toujours faire pour éviter de créer des bruits de fond lorsque vous ne vous adressez pas aux autres participants) ou si vous voulez éteindre votre image. Une ligne rouge barrant l’icône indiquera que le son est éteint. Lorsque c’est à votre tour de parler, assurez-vous que la fonction « muet » (mute) est désactivée.
  • Si possible, aménagez-vous un espace tranquille pour vos rencontres Zoom; avisez ceux qui partagent votre toit de votre rendez-vous afin qu’ils ne s’aventurent pas par mégarde dans votre espace écran; installez votre appareil sur une surface stable, et, si vous devez vous déplacer, éteignez la fonction vidéo pour éviter de distraire les autres participants. Faites en sorte que la lumière soit bonne de façon à ce que votre visage soit visible et vous ne soyez pas assis(e) devant une fenêtre produisant une lumière aveuglante.

Les raisons sont nombreuses pour vouloir apprivoiser Zoom : rester en contact avec votre famille, vos amis, suivre des cours, vous distraire. L’une des meilleures raisons d’adopter Zoom est de prendre soin de votre santé. N’attendez pas que la pandémie disparaisse; les programmes d’exercices physiques, les séances privées de physiothérapie, les consultations en santé mentale et les rendez-vous avec vos prestataires de soins sont maintenant tous offerts sur des plateformes comme Zoom.

Pour des conseils sur comment bien profiter d’un rendez-vous médical virtuel, cliquez ici.

Il s’agit ici d’une introduction toute simple à Zoom. Parcourez l’internet, il regorge de sites Web bien illustrés qui peuvent vous guider. Faites une recherche sur Google : rejoindre une réunion Zoom, zoom pour aînés, comment utiliser Zoom, Aide Zoom, ou simplement Zoom car leur site Web offre des tutoriels. Je vous souhaite bonne chance, et de vous amuser! Sachez qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre.

Rédigé par

Tanya Long
Directrice Principale, Éducation Nationale
Ostéoporose Canada

La santé de vos os pendant l’épidémie de COVID-19

Prenez les précautions qui s’imposent pour éviter toute fracture. Prenez soin de votre santé osseuse. Cette pandémie exerce des pressions énormes sur nos systèmes de santé, poussant nos ressources à leur extrême limite. Il est recommandé d’éviter les hôpitaux et les cabinets médicaux, sauf en cas d’absolue nécessité.

N’oubliez pas que les personnes âgées et celles qui souffrent de certaines maladies chroniques, comme le diabète, les maladies pulmonaires, cardiaques ou rénales, sont plus vulnérables aux complications plus graves de la maladie à coronavirus (COVID-19). Nous vous conseillons vivement de prendre les précautions nécessaires pour votre sécurité, comme le recommandent les agences sanitaires gouvernementales.

PROTÉGEZ VOS OS

CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE

  • Prévention des chutes : veillez à ce que votre environnement à la maison ne soit pas encombré, qu’il soit libre de tout obstacle. Faites attention lorsque vous marchez à l’extérieur.
  • Ne cessez pas le traitement médical de l’ostéoporose qui vous a été prescrit. Faites part à votre médecin de vos préoccupations.
  • L’éloignement physique ne signifie pas que vous vous coupez du monde! Appelez vos amis ou votre famille au moins une fois par jour. Les applications de messagerie instantanée avec vidéo sont également un excellent moyen de rester en contact.
  • Le gouvernement du Canada vous conseille fortement de rester à la maison. Communiquez avec votre médecin ou votre pharmacie si vous avez besoin d’une ordonnance ou d’une consultation.
  • N’ayez pas peur de demander conseil ou une assistance! Il existe de nombreuses façons d’obtenir le soutien dont vous avez besoin, que ce soit pour faire exécuter vos ordonnances à la pharmacie ou vous faire livrer vos emplettes. La plupart des épiceries proposent la livraison à domicile ou un service de commande en ligne (avec livraison ou cueillette en magasin). Si vous n’avez pas la possibilité de commander en ligne, de nombreux groupes de bénévoles ont vu le jour pour vous permettre de le faire. Appelez votre conseiller municipal, votre député provincial ou fédéral pour qu’il vous aide à trouver de tels services. Communiquez également avec un voisin pour voir s’il peut vous renseigner sur un service ou vous déposer des articles à votre porte.

Prenez soin de votre santé osseuse et gérez votre ostéoporose en réduisant votre risque de vous casser un os pendant l’épidémie de COVID-19.

  • Votre alimentation compte! De nombreux aliments de base du garde-manger, comme les légumineuses (haricots) et le poisson en conserve, contiennent du calcium et des protéines. Lisez les étiquettes des produits; consultez également cette liste d’aliments renfermant du calcium : Cliquez ici
  • Obtenez la quantité de vitamine D dont vous avez besoin chaque jour : Cliquez ici
  • Continuez à bouger! Faites chaque jour de l’activité physique à la maison, en adaptant les exercices pour qu’ils soient sécuritaires : Cliquez ici

Message de l’agence de la santé publique du Canada

Il est important de suivre les recommandations de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour être bien informé et vous protéger de la maladie à coronavirus (COVID-19).

ÉLOIGNEMENT PHYSIQUE

Ensemble, nous pouvons ralentir la propagation de la COVID-19 en gardant consciemment une distance physique entre nous. Il est prouvé que la distanciation physique est l’un des moyens les plus efficaces de réduire la propagation de la maladie lors d’une épidémie.

Cela signifie qu’il faut modifier ses habitudes pour réduire au minimum les contacts étroits avec autrui. Vous devez :

  • éviter les endroits bondés et les rassemblements non essentiels;
  • éviter les salutations impliquant un contact direct, comme les poignées de main;
  • limiter les contacts avec les personnes vulnérables, comme les personnes âgées et les personnes en mauvaise santé;
  • garder une distance d’au moins 2 bras (environ 2 mètres) entre soi et autrui.

LES POPULATIONS VULNÉRABLES

Il existe un risque accru de conséquences possiblement graves pour toute personne canadienne :

  • âgée de 65 ans et plus;
  • ayant un système immunitaire affaibli;
  • atteinte d’une ou de plusieurs maladies concomitantes.

Vous pensez être atteint de la maladie à coronavirus (COVID-19)?

Répondez au questionnaire en ligne d’auto-évaluation des symptômes du gouvernement du Canada

Rédigé par

Hassan Vatanparast est membre du Conseil consultatif scientifique d’Ostéoporose Canada. Il est professeur titulaire auprès du College of Pharmacy and Nutrition et de la School of Public Health, relevant tous deux de l’Université de Saskatchewan. Il participe activement à la recherche et aux initiatives promouvant la santé, surtout celle des os. Hassan pilote aux échelles locale, nationale et internationale plusieurs projets visant à améliorer la santé nutritionnelle de la population générale, des nouveaux arrivants ainsi que des communautés autochtones.

LA VITAMINE D EN ÉTÉ : DU SOLEIL, DES ALIMENTS, DES SUPPLÉMENTS

La vitamine D est un nutriment essentiel à la bonne croissance et à la formation saine des dents et des os. Nous avons besoin de vitamine D pour absorber le calcium et le phosphore provenant des aliments que nous ingérons. La vitamine D joue d’autres rôles dans l’organisme, notamment pour nos muscles et notre système immunitaire. On associe à une carence en vitamine D, c’est-à-dire à un faible taux de vitamine D, une multitude de problèmes de santé comme l’ostéoporose, les maladies cardiaques, la dépression, le cancer et la sclérose en plaques.

Quelle quantité de vitamine D me faut-il?

Ostéoporose Canada recommande aux adultes de 19 à 50 ans en santé, y compris les femmes enceintes ou allétantes, une dose de 400 à 1 000 UI par jour. Les personnes âgées de plus de 50 ans ainsi que les adultes plus jeunes exposés à un risque élevé (atteints d’ostéoporose, ayant subi des fractures multiples ou avec des problèmes de santé ayant une incidence sur l’absorption de la vitamine D) devraient recevoir 800 à 2000 IU de vitamine D par jour.

Quelles sont les sources de vitamine D?

Les aliments et les suppléments

Peu d’aliments naturels contiennent une quantité significative de vitamine D. Parmi ces aliments, notons la chair de certains poissons gras comme le saumon, le thon, les sardines et le maquereau, ainsi que les huiles de foie de poisson. Le foie de bœuf et le jaune d’œuf sont des sources de petites quantités de vitamine D. Certains yogourts peuvent aussi en contenir s’ils sont élaborés avec du lait enrichi de vitamine D. Au Canada, l’alimentation enrichie de vitamine D est prescrite pour la margarine, les préparations destinées aux nourrissons, les préparations pour régimes liquides, le lait de vache et ses substituts, les produits à base d’œuf, les préparations alimentaires utilisées dans les régimes à valeur énergétique très faible, les substituts de repas et les suppléments nutritionnels. La fortification est volontaire pour les substituts de beurre, le lait condensé et le lait de chèvre en poudre.

Il est presque impossible d’obtenir une quantité suffisante de vitamine D par notre alimentation. Il faudrait consommer une grande quantité d’aliments riches en vitamine D pour atteindre la dose recommandée. Ostéoporose Canada conseille à tous les Canadiens de prendre un supplément de vitamine D (plus précisément, la vitamine D3 ou colécalciférol), et ce, à longueur d’année. Ce type de vitamine D est celui que l’on retrouve le plus fréquemment dans les suppléments au Canada.

Exemples d’aliments riches en vitamine D

Aliment Portion IU par portion
Huile de foie de morue 5 mL/1 c. à thé 426
Jaune d’œuf, cuit 2 gros œufs 64
Margarine enrichie 5 mL/1 c. à thé 25-36
Lait (de tous types) 1 tasse/250 mL 103-105
Champignons blancs (de Paris) 125 mL/ 1/2 tasse 4
Jus d’orange, enrichi 1/2 tasse/125 mL 50
Saumon (sockeye), cuit au four ou grillé 75 g 394
Saumon rose en conserve, égoutté, avec os et matières solides 75 g 435
Vivaneau, cuit au four ou grillé 75 g 392
Boisson de soya, enrichie 1 tasse/250 mL 86

Exposition au soleil

La vitamine D en étéLa vitamine D, ou « vitamine du soleil », est produite par l’interaction des rayons du soleil avec notre peau. Elle contribue à fortifier nos os en augmentant l’absorption du calcium. Elle agit également sur les fonctions des muscles, améliorant notre équilibre et réduisant les risques de chutes et de fractures.

Les Canadiens, particulièrement les femmes, ont diminué leur exposition au soleil et utilisent des écrans solaires qui bloquent les rayons UV afin de prévenir les dommages liés à l’exposition au soleil. De plus, nous vivons à une latitude qui ne nous permet pas de produire de la vitamine D du mois d’octobre au mois de mars.

Il faut aussi savoir que la capacité de notre peau à produire de la vitamine D décroît avec l’âge.

Tous ces facteurs rendent nécessaire l’apport de vitamine D par l’alimentation et les suppléments.

Rédigé par

Hassan Vatanparast est membre du Conseil consultatif scientifique d’Ostéoporose Canada. Il est professeur titulaire auprès du College of Pharmacy and Nutrition et de la School of Public Health, relevant tous deux de l’Université de Saskatchewan. Il participe activement à la recherche et aux initiatives promouvant la santé, surtout celle des os. Hassan pilote aux échelles locale, nationale et internationale plusieurs projets visant à améliorer la santé nutritionnelle de la population générale, des nouveaux arrivants ainsi que des communautés autochtones.

Références

National Institutes of Health. (2018). Vitamin D, Fact Sheet for Health Professionals. Retrieved from https://ods.od.nih.gov/factsheets/VitaminD-HealthProfessional/#en26 (assessed May 28, 2019)

Institute of Medicine. (2011). Dietary reference intakes for calcium and vitamin D: Washington, DC: The National Academy Press.

Janz, T., & Pearson, C. (2013). Vitamin D blood levels of Canadians: Statistics Canada Ottawa (Canada).

Libon, F., Courtois, J., Le Goff, C., Lukas, P., Fabregat-Cabello, N., Seidel, L., . . . Nikkels, A. F. (2017). Sunscreens block cutaneous vitamin D production with only a minimal effect on circulating 25-hydroxyvitamin D. Arch Osteoporos, 12(1), 66. doi:10.1007/s11657-017-0361-0

Wacker, M., & Holick, M. F. (2013). Sunlight and Vitamin D: A global perspective for health. Dermato-endocrinology, 5(1), 51-108.

Whiting, S. J., Langlois, K. A., Vatanparast, H., & Greene-Finestone, L. S. (2011). The vitamin D status of Canadians relative to the 2011 Dietary Reference Intakes: an examination in children and adults with and without supplement use. Am J Clin Nutr, 94(1), 128-135.

Canadian Food Inspection Agency. (2018). Foods to Which Vitamins, Mineral Nutrients and Amino Acids May or Must be Added. Retrieved from http://www.inspection.gc.ca/food/requirements/labelling/industry/nutrient-content/reference-information/eng/1389908857542/1389908896254?chap=1 (assessed May 31, 2019)

Pinault, L., & Fioletov V. Sun exposure, sun protection and sunburn among Canadian adults. Health Reports. Statistics Canada. Health ReportsCatalogue no. 82-003-X. ISSN 1209-1367.

Le saviez-vous?

Un diététiste professionnel ou votre médecin peut vous aider au sujet de l’intégration d’un supplément de vitamine D dans votre régime alimentaire.

GÉRER LA SANTÉ DE MES OS AU FIL DES ANS

Tout au long d’une vie bien remplie, tant familiale que professionnelle avec une carrière exigeante, j’ai fait mon possible pour rester en forme, pour bien manger et pour veiller à ma santé. Toutefois, jamais la question de la densité osseuse ne m’est venue à l’esprit, même si j’ai appris longtemps après que j’avais des antécédents familiaux d’ostéoporose.

Vers la fin de la quarantaine, j’ai eu la chance de consulter un merveilleux gynécologue qui m’a prescrit un test d’ostéodensitométrie osseuse. J’ai été suivie par ce professionnel pendant 14 ans et je sais qu’il a eu un effet transformationnel sur ma vie. L’autre heureux hasard qui s’est produit est d’avoir été orientée vers le programme d’évaluation de la densité osseuse (aujourd’hui le Centre d’Ostéoporose et de santé osseuse) de l’hôpital Women’s College (WC) à Toronto.

C’est là que j’ai appris que j’avais un problème de densité osseuse et que j’aurai à entreprendre tout ce que je pouvais pour le gérer, et ce, pour le restant de mes jours. Il me fallait éviter les effets les plus graves de la maladie qui se produiraient si je ne me prenais pas en main afin de préserver ma mobilité, mon indépendance et ma qualité de vie. J’ai su que j’avais l’ostéopénie (qu’on qualifie aujourd’hui de baisse de la densité osseuse), un stade de diminution de la masse osseuse qui affaiblit les os. J’ai appris que cela était très courant à mon âge. Et j’ai aussi appris que les personnes atteintes d’ostéopénie présentaient un risque élevé d’ostéoporose. Cela dit, j’étais déterminée à faire l’impossible pour arrêter la progression de la détérioration de mes os.

Alors qu’ai-je fait? Et comment ai-je composé avec cette problématique depuis plus de 20 ans?

Tout d’abord, j’ai recueilli autant d’information que possible sur l’ostéoporose et la densité osseuse, afin de vraiment saisir la problématique et les façons de composer avec celle-ci. J’ai trouvé en ligne une excellente source de renseignements et de conseils d’autogestion sur le site Web d’Ostéoporose Canada.

Je savais que je devais me concentrer sur mon alimentation et des exercices physiques et que je devais vérifier régulièrement ma densité osseuse. Je bois beaucoup de lait et je mange du yogourt, du saumon en conserve avec les os, des légumes à feuilles et beaucoup de fruits et de légumes. J’essaie de consommer des protéines à chaque repas. Je suis assez disciplinée quand il s’agit de surveiller ma consommation de caféine, mais parfois moins quand il s’agit de vin! J’ajoute très peu de sel ou de sucre à mes plats et tente de suivre les recommandations d’Ostéoporose Canada en ce qui a trait à l’apport en calcium alimentaire et en vitamine D (par des suppléments). Le magnésium, la vitamine K et le potassium ont également des bienfaits sur la santé des os. Je veille à leur apport dans mon alimentation. Je veille à leur apport dans mon alimentation. Je suis vraiment chanceuse, car il s’adonne que je raffole de certains des aliments qui en contiennent, ce qui rend la chose plus facile. Et j’avoue que je n’ai jamais pu résister à une bonne frite et que j’ai une grande faiblesse pour les croustilles!

J’essaie d’être très active et de faire des exercices avec sauts et poids. J’adore me promener avec mon chien Poppy et constate, Fitbit à l’appui, que je fais en moyenne 12 000 à 15 000 pas par jour. Je joue au tennis quand je peux et je fais du ski en hiver. Et j’essaie d’inclure dans mon entraînement le renforcement des muscles avec des poids ou en utilisant celui de mon corps. Parfois, quand je suis très occupée, il m’arrive de passer outre, mais je sais l’importance de ces exercices, alors je finis toujours par reprendre le droit chemin!

Pendant de nombreuses années, j’ai pris des médicaments contre l’ostéoporose sur la recommandation de mon médecin, mais j’ai cessé d’en prendre il y a quelque temps déjà, lorsque la densité de mes os semblait stabilisée. J’essaie de me tenir au fait des nouveaux médicaments sur le marché.

En dépit de tout, il m’est arrivé de me décourager quand je constatais une perte de densité osseuse d’un test de DMO à l’autre. Mon mari Tom a été super dans ces circonstances. Mon mari Tom a été super dans ces circonstances. Il me disait : « Imagine ce que ce serait si tu n’avais pas fait tout ce que tu fais pour t’aider toi-même! ». Et, bien sûr, il avait raison.

Alors, où en suis-je après toutes ces années à composer avec ces défis de densité osseuse? Les résultats de mon dernier test d’octobre 2020 indiquent que la densité de mes os est demeurée généralement stable – ce qui me situe dans la catégorie des personnes à risque de fracture faible à modéré. Voilà une excellente nouvelle pour moi, puisque ma mère, à l’âge de quelque 70 ans, s’était fracturé le bassin en raison d’une faible densité osseuse. Ma mère ne disposait pas alors de toutes les connaissances à notre portée aujourd’hui. Je vais continuer à tout faire pour que l’histoire ne se répète pas.

En résumé, ce qui fonctionne pour moi c’est un régime alimentaire favorable à la santé des os; de l’activité physique avec des poids et des exercices de musculation; des consultations régulières auprès de mon professionnel de la santé et continuer à rester à l’affût et à profiter de l’excellente information disponible sur le site Web d’Ostéoporose Canada.

RÉDIGÉ PAR Mary Mogford

Alliée d’Ostéoporose Canada

SE PRÉPARER POUR VOTRE RENDEZ-VOUS MÉDICAL VIRTUEL

Depuis le confinement de la COVID-19 et même en ce moment de déconfinement progressif partout au pays, beaucoup de professionnels de soins de santé offrent à leurs patients des consultations en ligne ou par téléphone pour respecter les mesures de distanciation sociale et pour prévenir la propagation du virus. Voici certaines astuces qui vous permettront de mieux profiter de ces rendez-vous. À noter que ces conseils s’adressent surtout aux patients atteints d’ostéoporose.

  • Vérifiez votre boîte de réception de courriels la veille et le jour même de votre rendez-vous pour prendre connaissance de tout changement de date ou d’heure ou de toute autre information qui aurait pu être envoyée concernant cet appel, et aussi assurez-vous qu’il s’agit bien d’un rendez-vous virtuel.
  • Si une autre personne doit être présente, par exemple un membre de la famille ou un proche, que ce soit pour offrir du soutien ou pour servir de traducteur, assurez-vous que cette personne soit bien au fait de la date et de l’heure du rendez-vous. Si le rendez-vous prévu est par vidéoconférence (comme Zoom) ou téléconférence, et que la personne qui vous seconde se trouve dans un lieu distinct du vôtre, elle doit avoir reçu le lien vidéo ou le numéro d’appel de la téléconférence.
  • Si vous utilisez votre téléphone, veillez à vous trouver dans un endroit sécuritaire et tranquille. Ne tentez pas de vous joindre à la réunion en conduisant, en prenant l’autobus ou en étant à la plage (eh oui, certaines personnes l’ont fait!)
  • Si c’est vous qui devez recevoir un appel, répondez même si votre afficheur de téléphone vous indique un numéro inconnu ou masqué.
  • Pour un rendez-vous médical par vidéoconférence, il est particulièrement important de vous installer dans un endroit bien éclairé pour que votre visage soit bien visible, et non pas devant une fenêtre à la lumière aveuglante.
  • Donnez-vous un peu de temps avant et après l’heure prévue de l’appel, au cas où le prestataire de soins soit en retard.
  • Préparez-vous une liste de questions à aborder que vous garderez à portée de main afin de n’en oublier aucune.
  • Assurez-vous que l’hôpital a bien votre adresse courriel ou votre numéro de téléphone.
  • Gardez à portée de main vos lunettes et vos prothèses auditives si vous en portez, ainsi qu’un stylo et du papier pour prendre des notes, vos flacons d’ordonnance pour vous y référez rapidement et les coordonnées de votre pharmacien.

AVISEZ VOTRE PRESTATAIRE DE SOINS

  • Si vous devez recevoir une injection de Prolia® ou d’Evenity® ou une perfusion d’Aclasta®
  • Si vous vous soumettez normalement à un examen de densité osseuse avant vos rendez-vous, il se peut que cet examen ait été annulé et reporté. Vous pouvez procéder à votre rendez-vous même si votre examen de densité osseuse a été annulé et reporté
  • Si vous souffrez de douleurs inexplicables au dos. Cela pourrait indiquer que vous devez subir une radiographie de la colonne vertébrale pour déterminer si vous êtes atteint d’une fracture de la colonne vertébrale
  • Si vous présentez tout nouveau symptôme ou si votre état de santé a changé depuis votre dernier rendez-vous.

VOTRE PRESTATAIRE DE SOINS ET VOUS PASSERONT EN REVUE LES ÉLÉMENTS SUIVANTS

  • Votre dose de vitamine D
  • Votre consommation d’aliments riches en calcium et de suppléments de calcium, si vous en prenez
  • Votre taux d’activité physique ou d’exercice
  • Si vous avez subi une chute depuis votre dernier rendez-vous
  • Si vous avez subi une nouvelle fracture

Si vous avez reçu tout autre diagnostic ou toute nouvelle ordonnance. Certaines maladies et certains médicaments peuvent contribuer à une perte de la masse osseuse et à un risque accru de chutes. Si vous prenez des médicaments pour traiter votre ostéoporose, votre prestataire vérifiera si vous les prenez tels que prescrits et si vous présentez des effets secondaires.

Pendant le confinement, les urgences des hôpitaux sont demeurées ouvertes. N’hésitez pas à vous y rendre en cas d’urgence ou si vous avez besoin d’aide. Ne vous sentez pas obligé(e) d’attendre votre rendez-vous virtuel.

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