Doctor with a patientTout au long d’une vie bien remplie, tant familiale que professionnelle avec une carrière exigeante, j’ai fait mon possible pour rester en forme, pour bien manger et pour veiller à ma santé. Toutefois, jamais la question de la densité osseuse ne m’est venue à l’esprit, même si j’ai appris longtemps après que j’avais des antécédents familiaux d’ostéoporose.

Vers la fin de la quarantaine, j’ai eu la chance de consulter un merveilleux gynécologue qui m’a prescrit un test d’ostéodensitométrie osseuse. J’ai été suivie par ce professionnel pendant 14 ans et je sais qu’il a eu un effet transformationnel sur ma vie. L’autre heureux hasard qui s’est produit est d’avoir été orientée vers le programme d’évaluation de la densité osseuse (aujourd’hui le Centre d’Ostéoporose et de santé osseuse) de l’hôpital Women’s College (WC) à Toronto.

C’est là que j’ai appris que j’avais un problème de densité osseuse et que j’aurai à entreprendre tout ce que je pouvais pour le gérer, et ce, pour le restant de mes jours. Il me fallait éviter les effets les plus graves de la maladie qui se produiraient si je ne me prenais pas en main afin de préserver ma mobilité, mon indépendance et ma qualité de vie. J’ai su que j’avais l’ostéopénie (qu’on qualifie aujourd’hui de baisse de la densité osseuse), un stade de diminution de la masse osseuse qui affaiblit les os. J’ai appris que cela était très courant à mon âge. Et j’ai aussi appris que les personnes atteintes d’ostéopénie présentaient un risque élevé d’ostéoporose. Cela dit, j’étais déterminée à faire l’impossible pour arrêter la progression de la détérioration de mes os.

Alors qu’ai-je fait? Et comment ai-je composé avec cette problématique depuis plus de 20 ans?

Tout d’abord, j’ai recueilli autant d’information que possible sur l’ostéoporose et la densité osseuse, afin de vraiment saisir la problématique et les façons de composer avec celle-ci. J’ai trouvé en ligne une excellente source de renseignements et de conseils d’autogestion sur le site Web d’Ostéoporose Canada.

Je savais que je devais me concentrer sur mon alimentation et des exercices physiques et que je devais vérifier régulièrement ma densité osseuse. Je bois beaucoup de lait et je mange du yogourt, du saumon en conserve avec les os, des légumes à feuilles et beaucoup de fruits et de légumes. J’essaie de consommer des protéines à chaque repas. Je suis assez disciplinée quand il s’agit de surveiller ma consommation de caféine, mais parfois moins quand il s’agit de vin! J’ajoute très peu de sel ou de sucre à mes plats et tente de suivre les recommandations d’Ostéoporose Canada en ce qui a trait à l’apport en calcium alimentaire et en vitamine D (par des suppléments). Le magnésium, la vitamine K et le potassium ont également des bienfaits sur la santé des os. Je veille à leur apport dans mon alimentation. Je suis vraiment chanceuse, car il s’adonne que je raffole de certains des aliments qui en contiennent, ce qui rend la chose plus facile. Et j’avoue que je n’ai jamais pu résister à une bonne frite et que j’ai une grande faiblesse pour les croustilles!

J’essaie d’être très active et de faire des exercices avec sauts et poids. J’adore me promener avec mon chien Poppy et constate, Fitbit à l’appui, que je fais en moyenne 12 000 à 15 000 pas par jour. Je joue au tennis quand je peux et je fais du ski en hiver. Et j’essaie d’inclure dans mon entraînement le renforcement des muscles avec des poids ou en utilisant celui de mon corps. Parfois, quand je suis très occupée, il m’arrive de passer outre, mais je sais l’importance de ces exercices, alors je finis toujours par reprendre le droit chemin!

Pendant de nombreuses années, j’ai pris des médicaments contre l’ostéoporose sur la recommandation de mon médecin, mais j’ai cessé d’en prendre il y a quelque temps déjà, lorsque la densité de mes os semblait stabilisée. J’essaie de me tenir au fait des nouveaux médicaments sur le marché.

En dépit de tout, il m’est arrivé de me décourager quand je constatais une perte de densité osseuse d’un test de DMO à l’autre. Mon mari Tom a été super dans ces circonstances. Il me disait : « Imagine ce que ce serait si tu n’avais pas fait tout ce que tu fais pour t’aider toi-même! ». Et, bien sûr, il avait raison.

Alors, où en suis-je après toutes ces années à composer avec ces défis de densité osseuse? Les résultats de mon dernier test d’octobre 2020 indiquent que la densité de mes os est demeurée généralement stable – ce qui me situe dans la catégorie des personnes à risque de fracture faible à modéré. Voilà une excellente nouvelle pour moi, puisque ma mère, à l’âge de quelque 70 ans, s’était fracturé le bassin en raison d’une faible densité osseuse. Ma mère ne disposait pas alors de toutes les connaissances à notre portée aujourd’hui. Je vais continuer à tout faire pour que l’histoire ne se répète pas.

En résumé, ce qui fonctionne pour moi c’est un régime alimentaire favorable à la santé des os; de l’activité physique avec des poids et des exercices de musculation; des consultations régulières auprès de mon professionnel de la santé et continuer à rester à l’affût et à profiter de l’excellente information disponible sur le site Web d’Ostéoporose Canada.

Rédigé par

Mary Mogford

Mary Mogford
Alliée d’Ostéoporose Canada

 

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