Deuxième étape : Le dépistage de l’ostéoporose

L’évaluation de vos facteurs de risque est la première étape essentielle à franchir afin d’examiner votre probabilité de contracter l’ostéoporose. Cependant, il ne s’agit pas ici d’une méthode scientifique qui attesterait de la présumée porosité de votre tissu osseux. Par contre, grâce aux recherches effectuées pour trouver les causes de la maladie, il sera possible de mieux comprendre pourquoi certaines personnes atteintes d’ostéoporose présentent peu de facteurs de risque.

C’est pourquoi l’évaluation médicale est si importante. L’examen réalisé à cette fin est connu sous le nom d’évaluation de densité minérale osseuse (DMO), et la technologie utilisée est l’ostéodensitométrie. Cet examen est sécuritaire et indolore, et il procure une mesure exacte de la densité de vos os. L’évaluation de DMO permet de déterminer si vous souffrez d’ostéoporose ou non et quel est votre risque de développer la maladie dans le futur, ce qui peut vous aide à prendre des mesures pour prévenir les fractures ou une plus grande perte osseuse.

À PROPOS DE LA DMO

Qui devrait passer un test de DMO?

  • Toutes les femmes et tous les hommes de > 65 ans
  • Femmes ménopausées et hommes de 50 à 64 ans présentant des facteurs de risque de fracture :
    • Fracture de fragilisation après l’âge de 40 ans
    •  Fracture vertébrale ou faible masse osseuse à la radiographie
    • Fracture de la hanche chez un parent
    • Forte consommation d’alcool
    • Tabagisme actif
    • Faible poids corporel, c.-à-d. < 60 kg (132 lb)
    • Perte de poids majeure (> 10 % par rapport au poids à 25 ans)
    • Emploi de médicaments à risque élevé : usage à long terme de glucocorticoïdes, d’inhibiteurs de l’aromatase (cancer du sein), de traitement de privation androgénique (cancer de la prostate)
    • Polyarthrite rhumatoïde
    • Autres problèmes de santé contribuant à la perte osseuse
  • Les hommes et les femmes de < 50 ans atteints d’une maladie ou d’un trouble lié à la perte osseuse ou à une faible masse osseuse :
    • Fracture de fragilisation
    • Emploi de médicaments à risqué élevé (stéroïdes, inhibiteurs de l’aromatase et traitement de privation androgénique)
    • Polyarthrite rhumatoïde
    • Autres troubles inflammatoires chroniques
    • Maladie de Cushing
    • Syndromes de malabsorption
    • Hyperthyroïdisme non contrôlé
    • Hyperthyroïdisme primaire
    • Hypoganadisme; ménopause précoce (avant 45 ans)
    • Autres troubles liés à une perte osseuse rapide et/ou à des fractures.

En quoi consiste un examen d’ostéodensitométrie ?

La méthode d’évaluation de densité osseuse la plus couramment utilisée actuellement est appelée absorptiométrie binénergétique à rayons X (en anglais DXA). Pour cet examen, vous devez vous étendre sur une table durant plusieurs minutes pendant qu’un petit détecteur à rayons X balaie votre colonne, une hanche, ou les deux. Il est possible qu’on vous demande de poser les jambes sur un support afin de redresser votre dos pour l’exam – en. Il s’agit d’un examen sécuritaire et indolore, ne requérant aucune injection et n’entraînant aucun inconfort. Vous êtes exposé à une très faible dose de radiations lors de l’ostéodensitométrie, soit environ à la même dose à laquelle vous seriez exposé lors d’un vol Toronto-Vancouver.

Comment l’ostédensitomètre mesure-t-il la desité osseuse ?

Pensez à la lumière du jour filtrant à travers les rideaux de votre maison par une belle journée ensoleillé. La quantité de lumière atteignant vos yeux dépend de l’épaisseur des rideaux. Si ceux-ci sont très épais, ils laisseront filtrer très peu de lumière. Toutefois, si vous optez pour un tissu moins épais, la lumière qui entrera augmentera de façon significative. De la même façon, l’ostéodensitomètr utilise un détecteur pour mesurer la transmission de petites doses de rayons X (lumière) à travers vos os. Grâce à la mesure de la quantité de lumière qui traverse vos os, le radiologiste obtient ainsi une image indiquant la densité (« épaisse » ou « mince ») de vos os.